01-10-2009, 23:30
Bonsoir, à vrai dire, j'ai un peu peur d'être HS, mais j'ai passé presque 2 jours à rédiger cet article, alors, je vous en fait profiter, si les modaux souhaitent le suprimer ou le déplacer pas de souci. Merci.
Le 27 Novembre 1942, à Toulon, les Allemands font irruption dans l’arsenal militaire de Toulon. L’opération Lila, visait à s’emparer de la flotte de haute mer de Méditerranée intacte.
Mais menée par la Wermarch, non pas la Kriegsmarine, elle échoue de peu, et les soldats Allemands voient sous leurs yeux s’engloutir la plus puissante flotte de combat au monde de l’époque.
Si l’on considère que toutes les grandes puissances ayant négligée leur marine furent défaites, et que la Grande Bretagne avait déjà du mal à assurer ses approvisionnements vitaux tant dans ses eaux qu’en Afrique du Nord et à Malte, on peut aisément considérer que la réussite du plan d’Hitler aurait pu faire basculer le cours de la guerre…
Mais revenons un peu en arrière :
Le 24 juin 1940, les ordres permanents de l’Amiral Darlan (faisant suite à l’article N°8 de la convention d’Armistice Franco-Allemand de 1940 dans lequel il est fait état du désarmement et de la consignation des unités navales Françaises dans les ports à quelques rares exceptions prêtes) était constitué comme suit :
1°) les Navires doivent rester sous pavillon Français
2°) prendre des précautions secrètes d’autodestruction en cas d’agression de la part de l’Axe ou des forces Alliées.
3°) en aucun cas, ils ne doivent rester intacts à l’ennemi.
4°) les navires de guerre ayant pu se réfugier à l’étranger ne doivent pas être utilisés à des opérations de guerre contre l’ennemi.
Mais fin juin 1940, l’opération CATAPULT, conduite par l’Amiral Britannique Somerville, dont un des épisodes fut l’attaque le 3 juillet 1940 à Mers el-Kébir des bâtiments de la flotte Française stationnés sur place.
Ils s’étaient alors, au prix de sanglants combats emparés de nombreux bâtiments intacts malgré l’ordre de sabordage de l’Amiral Darlan.
Ce qui crée, d’un coté comme de l’autre des tensions : les uns ayant peur que la flotte de Toulon tombe aux mains Allemandes, les autres se sentant profondément blessés du manque de confiance qu’on leur accordait.
L’attaque avait fait 1397 morts ou disparus, et 351 blessés. Sans compter les bâtiments mis hors de combat : le Dunkerque, la Bretagne, la Provence, et quelques autres unités de tonnage moindre.
Cette attaque creusa un fossé entre les deux marines, et fit hésiter certains commandants à Toulon (le sous-marin Vénus, de 600T, commandé par le LV Crescent se saborderas après être parvenu à franchir les barrages du port de Toulon).
Hitler parvient alors à tromper les amiraux Français en « déclarant solennellement », Qu’il n’avait pas l’intention d’utiliser la flotte Française à ses propres fins.
Mais au contraire, ce dernier planifiera dès le 10 décembre 1942 l’opération Atila qui vise à envahir la zone sud de la France en violation de la convention d’armistice et de s’emparer par un coup de main de la flotte de Toulon intacte.
Un petit rappel à ce propos :
1°) uniquement à Toulon, le tonnage de la flotte se porte à environs 250 000 T, dont de puissantes unités telles que le Strasbourg (navire Amiral), l’Algérie, le Dupleix ou le Colbert entre autres...
2°) la flotte Allemande quand à elle n’était que peu puissante, et ne possédait que peu de navires malgré ses puissantes grosses unités (Amiral Graf Von Spee, Dutschland (futur Lutzöw….) Entre autres) . En effet, le plan de reconstruction de la flotte Allemande ne fut vraiment mis en œuvre que vers 1938, Hitler ne comptant sur une entrée en guerre des Britanniques beaucoup plus tardive. Si bien qu’à la déclaration de guerre, l’Allemagne ne disposait que d’une Vingtaine de sous-marins opérationnels (hors unités d’entraînement) sur les 100 que réclamaient Reader et Doenitz pour mettre l’Angleterre à genoux.
L’opération Torch en Novembre 1942, fut l’excuse qu’attendait Hitler déclencher l’opération Atila, sous couvert de protéger la France d’un éventuel débarquement des troupes alliées dans le sud de la France…
C’est ainsi que le 8 novembre, l’occupation de la zone sud, commence.
Le 11, ordre est donné à la flotte de mettre les machines « sous les feux », en respectant une intervalle entre chaque bâtiment pour ne pas éveiller les soupçons dus aux panaches de fumée visibles lors de cette opération.
A midi, la flotte se tient prête à prendre le large, elle y aspire même !
Mais pour le gouvernement de Vichy, il s’agit de protéger le peuple Français qui se trouve désarmé et seul face à l’ennemi, ainsi que de maintenir les négociations pour la libération de 700 000 prisonniers Français.
A 19h, l’ordre est donné de mettre « bas les feux ».
Le même jour, le préfet maritime de Toulon, l’Amiral Marquis, reçois un officier de la Kriegsmarine, muni d’un télégramme d’Hitler ce dernier, promet de ne pas agresser Toulon et de ne pas s’emparer de la flotte à condition que les officiers prennent sur l’honneur l’engagement suivant : « de ne pas tenter d’action contre les forces de l’Axe et de défendre coûte que coûte leurs navires contre les forces Anglo-Saxonnes »
Ce à quoi il consent.
Ce même engagement sera demandé à l’Amiral de Laborde alors commandant en chef des FHM (Forces de Haute Mer de la Méditerranée) après que ce dernier ait demandé à ses propres commandants de prendre cet engagement (19 d’entre eux le prirent).
Cet engagement sera tenu côté Français, malgré ce que dirent les Allemands, Hitler en tête.
Photo de l'Amiral Marquis, préfet maritime de Toulon en 1942 :

Mais le 26 novembre à 23h, l’opération Lila était déclenchée et des colonnes de chars se dirigeaient vers Toulon…
Reglé à la minute près, ce plan prévoie l’occupation de la presque-île de St Mandrier, du port et la prise des bâtiments intacts, ainsi que de s’emparer du PC du front de mer à la Croix des Signaux.
La mise en place d’éléments d’artillerie permettant la couverture de la rade et de la passe.
A 4h25, ils occupent le Fort Lamalgue, siège de l’amirauté, mais l’alerte à pu être donnée par l’un des standardistes du Fort à la préfecture maritime.
A 4h45, l’amiral De Laborde est réveillé et donne l’ordre du branles-bas à la flotte 12 minutes plus tard.
La plupart des sabordages eurent lieu sous le nez des Allemands, les commandants et amiraux ayant du souvent aller parlementer sur le quai afin de gagner du temps pour permettre aux équipes de sabordage terminer leur œuvre.
Tous les navires parvinrent à être évacués à temps et les commandants et amiraux furent constitués prisonniers.
Deux rallieront Alger, le Casabianca (CDt L'Herminier) et le Marsouin (LV Mine), un ralliera Oran, Le Glorieux. L'Iris ira trouver refuge à Barcelone tandis que la Vénus (LV Crescent) préférera se saborder en grande rade. Un seul bâtiment de surface, le Leonor Fresnel, du Service des Phares et Balises, ralliera Alger, après s'être échappé des Salins d'Hyères.
sources : http://www.netmarine.net/forces/operatio/sabordage/
Equipage du Casabianca :

Les Officiers du Casabianca, le commandant l'Herminier est l'avant dernier sur la droite.

Caractéristiques :
Equipage : 5 officiers plus un en opération et 79 hommes
Déplacement en surface : 1500 tonnes
Déplacement en plongée : 2000 tonnes
Longueur : 92,30 m
Hauteur : 8,20 m
Vitesse en surface : 20 noeuds
Vitesse en plongée : 10 noeuds
Rayon d'action : 14.000 milles à 7 noeuds,
10.000 milles à 10 noeuds et 4.000 milles à 17 noeuds
Rayon d'action en plongée : 90 milles à 7 noeuds
Propulsion : 2 moteurs diesels de 9 cylindres de 4.300 cv
2 moteurs electriques Alsthom de 1.200 cv
Armement : 11 tubes lance torpilles
1 canon de 100 mm sur le pont avant,
une mitrailleuse de 13,2 en kiosque
Source : http://pagesperso-orange.fr/stephane.del...ianca.html
A lire : L'Odyssée du sous-marin Casabianca par le CDT L'Herminier lui-même. Vraiment un exellent livre...
L'INSAISSISSABLE SOUS-MARIN MARSOUIN par le CDT Mine.
Le 27 novembre, 232 263 Tonnes partent par le fond, à titre d’information, lors de la bataille du Jutland (bataille navale la plus importante de la première guerre mondiale), le bilan des destructions totalisée des deux côtés n’atteins « que » 174 638T)
Les destructions comprennent :
3 cuirassés
1 transport d’aviation
15 Contre torpilleurs
4 avisos
12 sous-marins
11 chasseurs, patrouilleurs et autres…
30 Bâtiments de servitude
4 grues et docks de levage.
Sans compter les batteries sabotées à St Mandrier
Il ne restait alors à Toulon que 39 bâtiments intacts dont 17 patrouilleurs (environs 25 000T)
Il y eut environs 12 morts et 26 blessés.
Les explosions des bâtiments résonnèrent toute la journée du 27et du 28 et le dernier incendie à bord de l’Algérie ne s’éteignit que le 16 décembre, soit 19 jours après le sabordage...
Le croiseur Amiral, le Strasbourg,

coulé droit, conforméement aux ordres, il avait réussi à s'échapper de Mers el-Kébir en usant de ses tourelles de 380 contre la flotte Britannique :

Source : Alabordache.
Caractéristiques :
Type : Croiseur de bataille
Longueur : 214 mètres
Maître-bau : 31 m
Tirant d’eau : 8,5 m
Déplacement : 26 500 tonnes (standard)
30 750 tonnes à pleine charge
Propulsion : 6 chaudières Indret, 4 turbines Parsons, 4 hélices
Puissance : 130 000 ch
Vitesse : 31 nœuds
Blindage : ceinture: 140 à 250 mm, pont: 125 à 150 mm, tourelles : 330 mm
Armement : 8 canons de 330 mm
16 canons de 130 mm
4 canons de 47 mm
8 (4x2) canons antiaériens de 37 mm
32 (8x4) mitrailleuses antiaériennes de 13,2 mm
Aéronefs : 1 catapulte, 1 grue, 4 hydravions
Rayon d’action : 7 500 nautiques
Source : Wikipédia
Le croiseur Algérie :

Le croiseur Colbert :

L'Amiral De Laborde commandant des FHM (Forces de Haute mer) passant en revue les équipages de la 13eme DBLE de Brest :

Amiral Darlan, commandant en chef de la Marine Française en 1940 :

Chez les Alliés, tant US, que Britanniques et Russes, on salue le courage des marins Français qui ont sauvé l’honneur du pavillon Français par cet acte qui n’en est pas moins désespéré…
Voici un extrait d’un article de presse de l’époque :
« Plus tard, on cherchera si c’est pudeur farouche ou dédain orgueilleux qui conduisit une flotte « invaincue » et trop fière d’elle-même, à s’abstraire du combat et se sentir comme à l’écart de la nation outragée.
Aujourd’hui, en accomplissant son geste désespéré, c’est cependant un message d’espoir et d’héroïsme qu’elle lance à la patrie.
En s’engloutissant, c’est toute la collaboration qu’elle entraîne dans l’abîme. »
Jean TEXCIER, 04/12/1942
Source : Le suicide de la Flotte Française à Toulon. Henri NOGUERES
Le 27 Novembre 1942, à Toulon, les Allemands font irruption dans l’arsenal militaire de Toulon. L’opération Lila, visait à s’emparer de la flotte de haute mer de Méditerranée intacte.
Mais menée par la Wermarch, non pas la Kriegsmarine, elle échoue de peu, et les soldats Allemands voient sous leurs yeux s’engloutir la plus puissante flotte de combat au monde de l’époque.
Si l’on considère que toutes les grandes puissances ayant négligée leur marine furent défaites, et que la Grande Bretagne avait déjà du mal à assurer ses approvisionnements vitaux tant dans ses eaux qu’en Afrique du Nord et à Malte, on peut aisément considérer que la réussite du plan d’Hitler aurait pu faire basculer le cours de la guerre…
Mais revenons un peu en arrière :
Le 24 juin 1940, les ordres permanents de l’Amiral Darlan (faisant suite à l’article N°8 de la convention d’Armistice Franco-Allemand de 1940 dans lequel il est fait état du désarmement et de la consignation des unités navales Françaises dans les ports à quelques rares exceptions prêtes) était constitué comme suit :
1°) les Navires doivent rester sous pavillon Français
2°) prendre des précautions secrètes d’autodestruction en cas d’agression de la part de l’Axe ou des forces Alliées.
3°) en aucun cas, ils ne doivent rester intacts à l’ennemi.
4°) les navires de guerre ayant pu se réfugier à l’étranger ne doivent pas être utilisés à des opérations de guerre contre l’ennemi.
Mais fin juin 1940, l’opération CATAPULT, conduite par l’Amiral Britannique Somerville, dont un des épisodes fut l’attaque le 3 juillet 1940 à Mers el-Kébir des bâtiments de la flotte Française stationnés sur place.
Ils s’étaient alors, au prix de sanglants combats emparés de nombreux bâtiments intacts malgré l’ordre de sabordage de l’Amiral Darlan.
Ce qui crée, d’un coté comme de l’autre des tensions : les uns ayant peur que la flotte de Toulon tombe aux mains Allemandes, les autres se sentant profondément blessés du manque de confiance qu’on leur accordait.
L’attaque avait fait 1397 morts ou disparus, et 351 blessés. Sans compter les bâtiments mis hors de combat : le Dunkerque, la Bretagne, la Provence, et quelques autres unités de tonnage moindre.
Cette attaque creusa un fossé entre les deux marines, et fit hésiter certains commandants à Toulon (le sous-marin Vénus, de 600T, commandé par le LV Crescent se saborderas après être parvenu à franchir les barrages du port de Toulon).
Hitler parvient alors à tromper les amiraux Français en « déclarant solennellement », Qu’il n’avait pas l’intention d’utiliser la flotte Française à ses propres fins.
Mais au contraire, ce dernier planifiera dès le 10 décembre 1942 l’opération Atila qui vise à envahir la zone sud de la France en violation de la convention d’armistice et de s’emparer par un coup de main de la flotte de Toulon intacte.
Un petit rappel à ce propos :
1°) uniquement à Toulon, le tonnage de la flotte se porte à environs 250 000 T, dont de puissantes unités telles que le Strasbourg (navire Amiral), l’Algérie, le Dupleix ou le Colbert entre autres...
2°) la flotte Allemande quand à elle n’était que peu puissante, et ne possédait que peu de navires malgré ses puissantes grosses unités (Amiral Graf Von Spee, Dutschland (futur Lutzöw….) Entre autres) . En effet, le plan de reconstruction de la flotte Allemande ne fut vraiment mis en œuvre que vers 1938, Hitler ne comptant sur une entrée en guerre des Britanniques beaucoup plus tardive. Si bien qu’à la déclaration de guerre, l’Allemagne ne disposait que d’une Vingtaine de sous-marins opérationnels (hors unités d’entraînement) sur les 100 que réclamaient Reader et Doenitz pour mettre l’Angleterre à genoux.
L’opération Torch en Novembre 1942, fut l’excuse qu’attendait Hitler déclencher l’opération Atila, sous couvert de protéger la France d’un éventuel débarquement des troupes alliées dans le sud de la France…
C’est ainsi que le 8 novembre, l’occupation de la zone sud, commence.
Le 11, ordre est donné à la flotte de mettre les machines « sous les feux », en respectant une intervalle entre chaque bâtiment pour ne pas éveiller les soupçons dus aux panaches de fumée visibles lors de cette opération.
A midi, la flotte se tient prête à prendre le large, elle y aspire même !
Mais pour le gouvernement de Vichy, il s’agit de protéger le peuple Français qui se trouve désarmé et seul face à l’ennemi, ainsi que de maintenir les négociations pour la libération de 700 000 prisonniers Français.
A 19h, l’ordre est donné de mettre « bas les feux ».
Le même jour, le préfet maritime de Toulon, l’Amiral Marquis, reçois un officier de la Kriegsmarine, muni d’un télégramme d’Hitler ce dernier, promet de ne pas agresser Toulon et de ne pas s’emparer de la flotte à condition que les officiers prennent sur l’honneur l’engagement suivant : « de ne pas tenter d’action contre les forces de l’Axe et de défendre coûte que coûte leurs navires contre les forces Anglo-Saxonnes »
Ce à quoi il consent.
Ce même engagement sera demandé à l’Amiral de Laborde alors commandant en chef des FHM (Forces de Haute Mer de la Méditerranée) après que ce dernier ait demandé à ses propres commandants de prendre cet engagement (19 d’entre eux le prirent).
Cet engagement sera tenu côté Français, malgré ce que dirent les Allemands, Hitler en tête.
Photo de l'Amiral Marquis, préfet maritime de Toulon en 1942 :

Mais le 26 novembre à 23h, l’opération Lila était déclenchée et des colonnes de chars se dirigeaient vers Toulon…
Reglé à la minute près, ce plan prévoie l’occupation de la presque-île de St Mandrier, du port et la prise des bâtiments intacts, ainsi que de s’emparer du PC du front de mer à la Croix des Signaux.
La mise en place d’éléments d’artillerie permettant la couverture de la rade et de la passe.
A 4h25, ils occupent le Fort Lamalgue, siège de l’amirauté, mais l’alerte à pu être donnée par l’un des standardistes du Fort à la préfecture maritime.
A 4h45, l’amiral De Laborde est réveillé et donne l’ordre du branles-bas à la flotte 12 minutes plus tard.
La plupart des sabordages eurent lieu sous le nez des Allemands, les commandants et amiraux ayant du souvent aller parlementer sur le quai afin de gagner du temps pour permettre aux équipes de sabordage terminer leur œuvre.
Tous les navires parvinrent à être évacués à temps et les commandants et amiraux furent constitués prisonniers.
Deux rallieront Alger, le Casabianca (CDt L'Herminier) et le Marsouin (LV Mine), un ralliera Oran, Le Glorieux. L'Iris ira trouver refuge à Barcelone tandis que la Vénus (LV Crescent) préférera se saborder en grande rade. Un seul bâtiment de surface, le Leonor Fresnel, du Service des Phares et Balises, ralliera Alger, après s'être échappé des Salins d'Hyères.
sources : http://www.netmarine.net/forces/operatio/sabordage/
Equipage du Casabianca :

Les Officiers du Casabianca, le commandant l'Herminier est l'avant dernier sur la droite.

Caractéristiques :
Equipage : 5 officiers plus un en opération et 79 hommes
Déplacement en surface : 1500 tonnes
Déplacement en plongée : 2000 tonnes
Longueur : 92,30 m
Hauteur : 8,20 m
Vitesse en surface : 20 noeuds
Vitesse en plongée : 10 noeuds
Rayon d'action : 14.000 milles à 7 noeuds,
10.000 milles à 10 noeuds et 4.000 milles à 17 noeuds
Rayon d'action en plongée : 90 milles à 7 noeuds
Propulsion : 2 moteurs diesels de 9 cylindres de 4.300 cv
2 moteurs electriques Alsthom de 1.200 cv
Armement : 11 tubes lance torpilles
1 canon de 100 mm sur le pont avant,
une mitrailleuse de 13,2 en kiosque
Source : http://pagesperso-orange.fr/stephane.del...ianca.html
A lire : L'Odyssée du sous-marin Casabianca par le CDT L'Herminier lui-même. Vraiment un exellent livre...
L'INSAISSISSABLE SOUS-MARIN MARSOUIN par le CDT Mine.
Le 27 novembre, 232 263 Tonnes partent par le fond, à titre d’information, lors de la bataille du Jutland (bataille navale la plus importante de la première guerre mondiale), le bilan des destructions totalisée des deux côtés n’atteins « que » 174 638T)
Les destructions comprennent :
3 cuirassés
1 transport d’aviation
15 Contre torpilleurs
4 avisos
12 sous-marins
11 chasseurs, patrouilleurs et autres…
30 Bâtiments de servitude
4 grues et docks de levage.
Sans compter les batteries sabotées à St Mandrier
Il ne restait alors à Toulon que 39 bâtiments intacts dont 17 patrouilleurs (environs 25 000T)
Il y eut environs 12 morts et 26 blessés.
Les explosions des bâtiments résonnèrent toute la journée du 27et du 28 et le dernier incendie à bord de l’Algérie ne s’éteignit que le 16 décembre, soit 19 jours après le sabordage...
Le croiseur Amiral, le Strasbourg,

coulé droit, conforméement aux ordres, il avait réussi à s'échapper de Mers el-Kébir en usant de ses tourelles de 380 contre la flotte Britannique :

Source : Alabordache.
Caractéristiques :
Type : Croiseur de bataille
Longueur : 214 mètres
Maître-bau : 31 m
Tirant d’eau : 8,5 m
Déplacement : 26 500 tonnes (standard)
30 750 tonnes à pleine charge
Propulsion : 6 chaudières Indret, 4 turbines Parsons, 4 hélices
Puissance : 130 000 ch
Vitesse : 31 nœuds
Blindage : ceinture: 140 à 250 mm, pont: 125 à 150 mm, tourelles : 330 mm
Armement : 8 canons de 330 mm
16 canons de 130 mm
4 canons de 47 mm
8 (4x2) canons antiaériens de 37 mm
32 (8x4) mitrailleuses antiaériennes de 13,2 mm
Aéronefs : 1 catapulte, 1 grue, 4 hydravions
Rayon d’action : 7 500 nautiques
Source : Wikipédia
Le croiseur Algérie :

Le croiseur Colbert :

L'Amiral De Laborde commandant des FHM (Forces de Haute mer) passant en revue les équipages de la 13eme DBLE de Brest :

Amiral Darlan, commandant en chef de la Marine Française en 1940 :

Chez les Alliés, tant US, que Britanniques et Russes, on salue le courage des marins Français qui ont sauvé l’honneur du pavillon Français par cet acte qui n’en est pas moins désespéré…
Voici un extrait d’un article de presse de l’époque :
« Plus tard, on cherchera si c’est pudeur farouche ou dédain orgueilleux qui conduisit une flotte « invaincue » et trop fière d’elle-même, à s’abstraire du combat et se sentir comme à l’écart de la nation outragée.
Aujourd’hui, en accomplissant son geste désespéré, c’est cependant un message d’espoir et d’héroïsme qu’elle lance à la patrie.
En s’engloutissant, c’est toute la collaboration qu’elle entraîne dans l’abîme. »
Jean TEXCIER, 04/12/1942
Source : Le suicide de la Flotte Française à Toulon. Henri NOGUERES