Croix de Fer Forum

Version complète: Le plan Bleu
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L'armée du Front Est (Ostheer) a subi une saignée que rien ne viendra plus arrêtée pour le reste du conflit. Seul le tiers des Divisions est à pleine capacité soit un déficit de 625 000 hommes que l'appel aux Alliés de l'Axe (Italiens, Roumains, Hongrois, Bulgares, Croates, Slovaques, Finlandais) essaie de combler. Le rapport de forces s'incline inexorablement en faveur de l'Armée Rouge. A cette perte quantitative et qualitative s'ajoute des signes d'énervement du moral. Cet énervement se traduit par une attitude impitoyable vis-à-vis des Soviétiques de tous âges et catégories jointe à une montée des négligences et des désertions. Depuis le début de Barbarossa, les troupes allemandes des exécutions massives de civils et de prisonniers, à des pillages ainsi qu'à des destructions gratuites capables de compromettre l'équilibre alimentataire des régions occupées et le système de ravitaillement sur le pays. Au début de 1942, les autorités militaires allemandes essaient d'y mettre un frein et participent éventuellement à des reconstructions locales de capacités agricoles, mais les habitudes prises par les soldats ne disparaissent pas. Le recours au travail forcé de civils soviétiques pour reconstruire les routes et les fortifications s'intensifie au début 1942. Parallèlement, les exécutions de soldats allemands pour désertions et négligences dans le service se multiplient. En mars, le commandement XLVII ème Corps déclare que "la discipline des soldats s'est détériorée au cours de l'hiver. Cela voit l'augmentation du nombre de procès. C'est surtout pour les tours de garde qu'ont été constatées des négligences, qui peuvent représenter de graves danger pour la troupe." La discipline de fer et la peur de tomber aux mains de l'ennemi maintiennent aux mains dans le devoir les Feldgrauen. La guerre à l'Est s'est autojustifiée aux yeux des hommes de l'Ostheer par son horreur même et par la situation d'ennemi inexpiable où ils ont plongé les "hordes judéo-bolcheviques". Ils s'estiment supérieurs par la race, par la culture, le régime et la direction politiques à un ennemi diabolisé parfois au sens propre. Généraux, officiers et hommes de troupes jugent bien fondée la "croisade contre le bolchevisme" et, quoique agresseurs, s'estiment être les défenseurs de la civilisation européenne menacée de mort par le régime stalinien. En fait les soldats allemands pensent mener une sorte d'Armaggedon aux confins de l'Asie et sentent être aux pieds du mur. Le printemps a un effet salutaire sur le moral des Allemands à l'Est. A suivre
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