Croix de Fer Forum

Version complète: Remy Schrijnen
Vous regardez actuellement la version basse qualité d'un document. Voir la version complète avec le bon formatage.
Bonjour, Je désirerais avoir quelques informations (précisions) sur Remy Schrijnen. J'ai chercher sur internet mais sans grands résultats ( la pluspart des sites que j'ai rencontré étaient en slave !)

Je sais qu'il a appartenu à la Division Langemarck et qu'il a été le premier Flamand a recevoir la ritterkreuze ( avec fueille dechaine il me semble...) mais mes connaissance sur ce soldat s'arrètent là.

Merci de bien vouloir éclairer ma lanterne.

bonjour steiner,
il y avait un post sur la mort de ce belge ayant combattu dans la langemarck.
je l'ai supprimé car j'ai estimé que cela n'avait rien à faire sur notre forum. la mort d'un ancien waffen ss n'a rien à voir avec l'histoire.

par contre je t'invite à contacter le membre nommé Rollo qui avait posté ce sujet car il y avait 2 liens (dont un sur axishistory)
Tout a fait d'accord. les informations que je recherche sont d'un ordre purement historique afin d'éttendre ma connaissance sur cette période et sur ses principaux acteurs.
Merci pour le renseignement

(désolé si j'ai créé un sujet juste pour ça)
Bonjour,

ffl_cheesecake a écrit :
il y avait un post sur la mort de ce belge ayant combattu dans la langemarck.
je l'ai supprimé car j'ai estimé que cela n'avait rien à faire sur notre forum. la mort d'un ancien waffen ss n'a rien à voir avec l'histoire.


Avec des Mods comme toi, cheesecake, ce forum tiens le bon bout.
Je vais revenir plus souvent.
Big Grin

Bonjour,

Remi Schrijnen


Remi (ou Richard et Rémy parfois) Schrijnen étaient un volontaire belge dans l'armée allemande. Il était un nationaliste flamand et le seul volontaire W-SS Flamand avoir recu laRitterKreutz. Né a Kumtich, le 24-12-1924, mort dans la r Ruhr le 27-07-2006.

Avant la guerre, Remi Schrijnen était un nationaliste flamand ardant et a rejoint le Vlaams Nationaal Verbond ou VNV. Il a plus tard prétendu avoir combattu des combats violents avec des défenseurs de Verdinaso. Ce groupe flamand à l'origine fasciste mené par Joris Van Severen s'était lentement tourné vers le nationalisme belge après l'accession d'Adolf Hitler au pouvoir, voyant dans le nazisme allemand une menace à la culture et à la langue du Flamand et d'autres habitants des bas pays. En attendant, le VNV est devenu de plus en plus fasciste dans sa nature, et beaucoup de membres ont crus en collaboration avec l'Allemagne Nazie.

Après que l'Allemagne ait occupé la Belgique, le VNV a dû concurrencer les groupes toujours plus radicalement pro-Allemands pour trouver la faveur de l'administration allemande. Après les premiers échecs de l'invasion de l'Union Soviétique, l'Allemagne s'est adressée à ses alliés pour que des soldats compensent ses pertes. Pour ne pas être abandonné en faveur des groupes flamands plus radicaux et des Rexistes de langue française, le VNV a sanctionné la création "d'une légion flamande" pour fonctionner en tant qu'élément de l'armée allemande.

En se présentant d'abord en tant que volontaire à la légion flamande, Remi Schrijnen a été refusé parce qu'il était trop petit. D'autres volontaires l'ont appelé "Strumpf-Deutscher". Mais il a montré son sang-froid et son courage a la bataille de Leningrad en février 1943.

Il a servi de grenadier antichar. Il a été promu SS-Unterscharführer. Pendant la bataille de Narva, il aurait d'une seule main mis plus de douze chars soviétiques hors de combat. Retrouve blessé avec six chars soviétiques détruits autour de lui, il a été emmené à Swinemünde et par la suite à Berlin, où il a reçu la croix de fer et un télégramme de félicitations du Chef Hendrik Elias de VNV. Cependant, le seul Wehrmacht Sondermeldung (Rapport) au sujet de l'action de Schrijnen a seulement indique 7 chars et il est très douteux que le pistolet antichar PaK employé par Schrijnen pouvait détruire des chars du type Josef Staline.


Après la guerre, il est revenu en Belgique, a été arrêté, juge et condamne a mort. Ceci a été immédiatement commue en emprisonnement a vie. Il a été libéré en 1950. Immédiatement, il participe aux « marches d’amnistie, réclamant l’amnistie pour ceux qui avaient combattu sur le front de l’Est, qui souvent finissaient en bagarres et échauffourées avec la police.

Après une telle bagarre, en 1953, il a été arrêté et mis en prison pendant presque deux années. En 1962, de crainte d'autres arrestations, il a émigré en République Fédérale d'Allemagne et a pris la nationalité allemande. Les fascistes flamands et les socialistes nationaux ont continué à le vénérer en tant que "dernier chevalier de la Flandre" (qui était également le titre d'un livre controversé par Allen Brandt sur les soldats flamands dans les W-SS).

Remi Schrijnen aurait également reçu un insigne d'honneur de Rex, mais on ne sait pas quand et ceci est controversé.

Ses décorations : http://www.ww2awards.com/person/34654
Sources (En anglois)
http://www.geocities.com/wolfram55/rschrijnen.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Remi_Schrijnen
et aussi Axis History forum
Merci pour ces précisions, j'ignorais tout de son passé politique et de son devenir après-guerre.
Bonjour Wespe,
Je sautes sur l'occasion que tu me donnes pour elargir ce sujet a tous les Volontaires donc y compris les Francais.

Il y en eu de 2 types :

1 - Ceux qui avaient une activite politique avant la guerre et qui, pour les survivants, ont continue, apres la guerre, a avoir la meme activite politique.

2 - Ceux qui n'en avaient pas avant, sont partis sur le Front de l'Est  avec l'intime conviction d'aider leur pays, vaincu par le Reich, a se remettre sur pied et, pour les survivants, ont considere apres la guerre que leur cause n'avait plus lieu d'etre.

La categorie 2 represente l'immense majorite des anciens, mais, helas et a de rares exceptions pret, c'est une majorite silencieuse, d'ou les errances que l'on peut remarquer dans certains ouvrages qui leur sont consacres : Les temoignages qu'ils contiennent sont sujet a caution...

Sujet passionnant; je me demande si il existe des études sociologiques sur les volontaires étrangers qui ont servis sous uniformes allemands. Ilm serait intéressant de voir comment le milieu social, le climat de l'époque a pu influencé les motivations.

Cet aspect est évoqué dans "La Waffen SS" de Stein mais pas assez développé à mon goût (mais bon.).

Wespe a écrit :
Sujet passionnant; je me demande si il existe des études sociologiques sur les volontaires étrangers qui ont servis sous uniformes allemands.

C'est bien la le probleme quand on s'interesse aux volontaires francophones.

Vu qu'ils n'etaient, reconnaissons le, qu'une goutte d'eau dans la tempete de le DGM, ils n'ont interesse que tres peu d'historiens "neutres", encore que cela a l'air de changer un peu depuis quelques annees (Forbes, entre autres).

De plus, echaudes de par le passe, rares sont les survivants qui acceptent de donner leur temoignage.

Au niveau sociologique, tout ce que je peux dire c'est que bon nombre des volontaires francais, aussi bien LVF que W-SS, n'etaient pas Nazis. Plutot issus de familles Marechalistes et bien souvent Catholiques traditionnalistes. N'oublions pas que la Division Charlemagne est l'une des rares unites Waffen-SS (La seule ?) a avoir 2 aumoniers ! (Aumônier général IV/d : W-Stubaf Mgr De Mayol De Lupé, Aumônier (à Greifenberg) : W-Ustuf Vernay)


Tous milieux sociaux, des ouvriers, des paysans, des militaires, des etudiants.

Euh, on part un peu dans le HS sur ce fil, desole...

Bonjour Daniel,

C'est peut être HS sur ce post, encore que... mais celà reste toujours très intéressant et c'est là le plus important.Wink.

Merci pour ces précisions, je ne connaissais Rémy Schrijnen.

Cordialement.
Bonjour

65 ans après la guerre , je doute que l’on connaisse un jour, les proportions des divers motivations qui conduirent des Français à servir sous l’uniforme allemand.
Il est historiquement impossible de dire qu’ils étaient ceci, qu’ils étaient cela…..Ca ne reposerait sur rien.
De quoi disposons nous, pour éventuellement étudier les origines et motivations des volontaires (hors apport Milice) ?
-D’un rapport allemand, sur les premiers engagements de la LVF. Mais il est loin d’être favorable à la LVF. Cela semble résulter du peu d’enthousiasme de la Wehrmacht lors de la création de cette unité française.
-Rejetons les sources de la presse collaborationniste .
-Les livres autobiographiques des survivants. Combien de récits disposent-on ? 20 ? 30 ? un peu plus ? pour 7000 à 10 000 cas ? Statistiquement, on ne peut donc s’appuyer sur ces documents. D’autant plus, qu’on peut penser qu’il furent majoritairement rédigés par la minorité lettrées et politisées, peu représentative de l’ensemble du recrutement. On peut également se poser la question de la valeur des souvenirs de guerre. Non pas que leurs auteurs, seraient particulièrement truqueurs. Car c’est le lot de ce genre de littérature d’arranger , volontairement ou non, les souvenirs. Un gamellard va-t-il l’avouer ? Un militant pro-nazi de 42 va-t-il l’affirmer ouvertement quelques dizaines d’année plus tard ? Ne va-t-il pas plutôt parer son choix d’un catholicisme traditionaliste ? Enfin, un apolitique, guerrier de toutes les guerres coloniales de l’entre-deux-guerres, ne va-t-il pas devenir un « politique » , par la camaraderie de combat du terrible front russe ?

Voilà pourquoi, je ne pense pas que l’on puisse s’avancer à dresser une image précise de ce qu’était un volontaire. A moins, que des archives inédites s’ouvrent et qu’un historien compétant croisent et interprète avec art et talents, les quelques sources à sa disposition.
Pages: 1 2
URLs de référence