L'Amiral
09-03-2006, 11:13
Evolution :
Légion des Voluntaires Français contre les Bolchévisme [LVF]
Infanterie Regiment 638 (Heer) 3.1943 – 10.1943
Französische SS-Freiwilligen-Grenadier-Regiment 10.1943 – 7.1944
Französische SS-Freiwilligen-Sturmbrigade 7.1944 – 8.1944
Waffen-Grenadier-Brigade der SS Charlemagne (französische Nr.1) 8.1944 – 2.1945
33. Waffen-Gren. Div. der SS Charlemagne (französische Nr. 1) 2.1845 – 5.1945
Kommandeurs:
Waffen Oberführer Puaud, 9.1944 – 2.1945
SS-Brigadeführer Gustav Krukenberg, 2.1945 – 4.1945
SS-Standartenführer Zimmermann, 4.1945 – 5.1945
Compositions:
Brigade
Waffen Grenadier Regiment der SS 57
Waffen Grenadier Regiment der SS 58
57. SS Panzerjäger Abteilung
57. SS Artillerie Abteilung
Division
SS Waffen Grenadier Regiment 57
SS Waffen Grenadier Regiment 58
33. SS Artillerie Bataillon
33. SS Panzerjäger Bataillon
33. SS Pionier Kompanie
33. SS Nachrichten Kompanie
33. SS Feldersatz Kompanie
Nombre d’hommes :
Nombre de croix de fer reçues:
2
Secteur d’opération :
Allemagne (Décembre 1944 – Mai 1945)
Historiques:
A la fin du mois d'octobre 1944, la plupart des volontaires français de la sturmbrigade sont rassemblés au camp de Wildflecken, en Franconie, où se retrouvent plus de sept mille hommes.
Les unités de la nouvelle brigade appelée à devenir dans quelques mois division, proviennent de la LVF dont l'équipée en Russie est désormais terminée, de la Sturmbrigade SS dont un bataillon vient de subir de lourdes pertes en Galicie au mois d'août, et de divers éléments servant dans les forces armées du Reich : OT, Kriegsmarine. Les unités de la NSKK, sorte de train des équipages, dépendant de la Luftwaffe, sont par contre restées sur les Théâtres d'opération, notamment Italie et Yougoslavie où elles se trouvaient stationnées. A ces hommes déjà accoutumés à servir dans les rangs allemands, s'ajoutent deux mille francs-gardes de la Milice française, tant bien que mal repliés à l'est du Rhin, où ils ont d'abord été cantonnés à Ulm.
L'amalgame entre ces divers éléments ne se fera pas facilement d'autant que la nouvelle unité française est désormais totalement intégrée dans la waffen SS. Les légionnaires de la LVF sont assez jaloux de l'indépendance qu'ils ont connue en Russie. Quant aux miliciens, ils sont réticents à l'idée de changer leur tenue bleue contre l'uniforme "feldgrau".
Dans les premiers jours de février 1945, la brigade devient division et prend le titre officiel de 33ème Waffen-Grenadier-division der SS "Charlemagne" (franz n°1).
L'entraînement des grenadiers n'a duré que trois mois, de nombreux spécialistes n'ont pas encore terminé leur stage et le matériel lourd n'a pas été perçu. La nouvelle division est cependant considérée comme opérationnelle et envoyée vers le front de Poméranie par plusieurs convois ferroviaires à compter du 17 février 1945. La situation est alors particulièrement grave pour les Allemands car les forces soviétiques ont lancé une offensive de la Vistule aux côtes Baltique, tentant d'encercler les troupes allemands de Dantzig et de Poméranie. Leur objectif est sans nul doute la ville de Stettin et l'embouchure de l'Oder.
Les volontaires français vont être jetés à la charnière même de deux armées russes en progression (voir plan). Ils débarquent en gare de Hammerstein entre Stettin et Dantzig, à cent kilomètres de la mer, convoi après convoi, et sont envoyés à la rencontre des pointes blindées soviétiques sans même avoir eu le temps de se regrouper et de percevoir leur matériel lourd. C'est aussi à cette époque qu'une nouvelle frappe la division, principalement les anciens de la LVF qui viennent du PPF. Le 22 février , Jacques Doriot a été tué, près du lac de Constance. C'est ce jour là que les premiers éléments du régiment 57 débarquent à Hammerstein. Trois jours plus tard, le régiment 58 arrive à son tour dans la ville et c'est ce même jour que Doriot est enterré au cimetière de Mengen. C'est là que les combats de Poméranie vont commencer, le 24 février 1945.
Plus de cinquante chars sont détruits en quatre jours. Les SS français entrent ainsi en campagne dans les pires conditions. Le froid est encore épouvantable en cette deuxième quinzaine de février. tous les déplacements se font à pied et nul n'a encore idée des positions atteintes des avants-gardes. Dès le 25 février, les quatre bataillons d'infanterie de la nouvelle division Charlemagne sont disloqués et contraints de se replier plus ou moins en désordre, après avoir subi de lourdes pertes. il ne reste que deux points de résistance, dont les défenseurs sont d'ailleurs encerclés, à Bärenhutte, et à Elsenau, où de furieux combats se poursuivent au corps à corps.
Le front désormais n'existe plus. Jetés dans la bataille par éléments dispersés, ils ne peuvent pas constituer longtemps un front continu et sont vite emportés comme par un véritable raz de marée.
Il n'y a pas de liaison radio entre les unités ni avec le commandement, pas d'appui d'artillerie, pas d'intervention de panzer, pas de soutien de l'aviation. Même la liaison avec les autres unités du secteur, qui devrait être tenu par des volontaires lettons de la Waffen SS, s'avère vite impossible : la plupart des unités baltes, sévèrement étrillées, sont en pleines retraite.
A Neustettin, les hommes ont été rassemblés le 28 février pour constituer un bataillon de marche placés sous les ordres d'un militant PPF, l'Obersturmführer Auphan. Ces trois cents SS vont tenir plus de douze heures et retarder l'avance soviétique. C'est seulement après l'investissement de la gare par les Russes que les derniers SS Français, qui appartiennent à la Flak de l'Untersturmführer Fayard, vont la quitter sur une machine haut le pied.
La division Charlemagne arrive à Bad Polzin à pied et se dirige vers la mer Baltique, direction Kolberg. Quatre vingts kilomètres vont être parcourus en vingt-quatre heures. La route est glacée. Le vent souffle et les rafales de neiges fouettent les hommes surchargés de matériel qui marchent d'une manière automatique.
Le 1er mars 1945, ils arrivent enfin à Belgard. Le 2 mars, la brigade est à nouveau réorganisée. Körlin est la ville à défendre et dans la nuit du 3 au 4 mars 1945, les survivants s'installent. Ils seront à certains moment coupés du reste de la division et auront comme camarades de combat ce que le destin leur donnera, soldats allemands ou étrangers, SS hollandais par exemple.
A 5 heures du matin, le 4 mars 1945, les chars soviétiques arriveront aux portes de Kolberg. La division Charlemagne et de nombreuses unités allemandes sont prises dans un piège qui ressemble étrangement à celui de Dunkerque en mai 1940. La situation évolue dangereusement et rapidement dans la matinée du 4 mars. les blindés soviétiques ne peuvent pousser leur avance jusqu'au port de la ville. Après avoir isolé et encerclé Kolberg, ils se rabattent vers l'est pour réduire la poche qui s'est formée dans la région de Belgard et Körlin.
Entre 1 heure et 2 heure du matin, le 5 mars, les SS du bataillon Fenet arrivent devant Belgard. Il fait clair comme en plein jour. La ville brûle. Les allemands de la Wehrmacht qui défendent cette cité paisible transformée en place forte en sont maintenant au corps-à-corps. Les rues sont encombrées de cadavres et de véhicules abandonnés, sur qui les maisons s'écroulent. Guidé par Fenet, le bataillon poursuit sa route au sud-est, là où les couverts sont silencieux et profonds...direction le dépôt de Greifenberg.
Vers 1 heure du matin, l'Oberführer Puaud décide soudain de rattraper l'avant garde mais dès le départ de Körlin (voir plan), le régiment de réserve prend un retard considérable. Ils sont plus de deux milles hommes qui piétinent dans la neige fondue et que des gradés essaient de former par sections et compagnies. Le moral n'y est plus. ils seront anéantis peu après 8 heures du matin...sans munitions par une formation russe armée de fantassin et de tanks.
Depuis l'aube du 5 mars , où ont été surpris, dans la plaine de Belgard, l'état-major du général Puaud et les compagnies du régiment de réserve de Bourmont, la division Charlemagne n'existe plus en tant qu'unité constituée. Le bataillon de marche Bassompierre a été, à son tour, disloqué et anéanti, peu après sa sortie de Körlin. Bassompierre sera fait prisonnier finalement le 17 mars (il s'échappera et trouvera refuge en Italie). Pour les SS français, la bataille de Poméranie se termine par un désastre.
Une unité pourtant échappera au piège et réussira, après une longue marche à travers un pays occupé par les Russes, à réussir, de vive force, une percée sur Swinemünde, le 12 mars 1945. Ils ont réussi à rompre l'encerclement et c'est en chantant au pas cadencé que les survivants entreront dans la ville sous le regard étonné mais admiratif du général commandant la forteresse. C'est le bataillon de marche Fenet, auquel s'est joint le Brigadeführer Krukenberg avec son état major. (voir plan)
La réorganisation de la "Charlemagne" derrière la ligne de défense ne se fait pas sans mal, beaucoup de miliciens ne veulent plus continuer les combats, le moral est brisé 400 hommes finalement termineront leur guerre une pelle ou une pioche à la main dans le déshonneur du soldat. D'autres (4) seront exécutes pour pillage.
Des isolés ont réussi également à rejoindre Kolberg, où ils formeront une compagnie chargée d'un secteur de défense du grand port Baltique, qu'ils quitteront à bord des bâtiments de la Kriegsmarine, parmi les derniers, le 18 mars 1945. Ils rejoindront la division plus tard
D'autres rescapés de la "Charlemagne", isolés depuis les premiers combats à Hammerstein et Elsenau sont parvenus à se regrouper dans la "poche" de Dantzig. Ils formeront à Gotenhafen un bataillon de marche, qui se battra jusqu'à son évacuation, par mer, vers le Danemark, le 1er avril 1945.
Les rescapés de Poméranie, rassemblés dans le Mecklembourg, recevront l'ordre de se diriger sur Berlin le jour même où les Russes achèvent l'encerclement de la capitale allemande. le bataillon d'assaut du Hausturmführer Fenet sera ainsi la dernière unité à se battre dans Berlin, dans le secteur de la Chancellerie, le 2 mai 1945.
Plusieurs centaines de rescapés des premiers combats et de nouveaux volontaires, rassemblés au camp de Wildflecken, dans la Rhöôn, formeront, à la même époque, un régiment de marche. Ils traverseront un pays en plein chaos, pour se battre en Bavière et tenter de rejoindre, selon les ordres reçus, la région de Berchtesgaden. Une semaine après la capitulation allemande du 8 mai 1945, réfugiés dans le Tyrol, certains volontaires français auront encore les armes à la main...
Légion des Voluntaires Français contre les Bolchévisme [LVF]
Infanterie Regiment 638 (Heer) 3.1943 – 10.1943
Französische SS-Freiwilligen-Grenadier-Regiment 10.1943 – 7.1944
Französische SS-Freiwilligen-Sturmbrigade 7.1944 – 8.1944
Waffen-Grenadier-Brigade der SS Charlemagne (französische Nr.1) 8.1944 – 2.1945
33. Waffen-Gren. Div. der SS Charlemagne (französische Nr. 1) 2.1845 – 5.1945
Kommandeurs:
Waffen Oberführer Puaud, 9.1944 – 2.1945
SS-Brigadeführer Gustav Krukenberg, 2.1945 – 4.1945
SS-Standartenführer Zimmermann, 4.1945 – 5.1945
Compositions:
Brigade
Waffen Grenadier Regiment der SS 57
Waffen Grenadier Regiment der SS 58
57. SS Panzerjäger Abteilung
57. SS Artillerie Abteilung
Division
SS Waffen Grenadier Regiment 57
SS Waffen Grenadier Regiment 58
33. SS Artillerie Bataillon
33. SS Panzerjäger Bataillon
33. SS Pionier Kompanie
33. SS Nachrichten Kompanie
33. SS Feldersatz Kompanie
Nombre d’hommes :
Nombre de croix de fer reçues:
2
Secteur d’opération :
Allemagne (Décembre 1944 – Mai 1945)
Historiques:
A la fin du mois d'octobre 1944, la plupart des volontaires français de la sturmbrigade sont rassemblés au camp de Wildflecken, en Franconie, où se retrouvent plus de sept mille hommes.
Les unités de la nouvelle brigade appelée à devenir dans quelques mois division, proviennent de la LVF dont l'équipée en Russie est désormais terminée, de la Sturmbrigade SS dont un bataillon vient de subir de lourdes pertes en Galicie au mois d'août, et de divers éléments servant dans les forces armées du Reich : OT, Kriegsmarine. Les unités de la NSKK, sorte de train des équipages, dépendant de la Luftwaffe, sont par contre restées sur les Théâtres d'opération, notamment Italie et Yougoslavie où elles se trouvaient stationnées. A ces hommes déjà accoutumés à servir dans les rangs allemands, s'ajoutent deux mille francs-gardes de la Milice française, tant bien que mal repliés à l'est du Rhin, où ils ont d'abord été cantonnés à Ulm.
L'amalgame entre ces divers éléments ne se fera pas facilement d'autant que la nouvelle unité française est désormais totalement intégrée dans la waffen SS. Les légionnaires de la LVF sont assez jaloux de l'indépendance qu'ils ont connue en Russie. Quant aux miliciens, ils sont réticents à l'idée de changer leur tenue bleue contre l'uniforme "feldgrau".
Dans les premiers jours de février 1945, la brigade devient division et prend le titre officiel de 33ème Waffen-Grenadier-division der SS "Charlemagne" (franz n°1).
L'entraînement des grenadiers n'a duré que trois mois, de nombreux spécialistes n'ont pas encore terminé leur stage et le matériel lourd n'a pas été perçu. La nouvelle division est cependant considérée comme opérationnelle et envoyée vers le front de Poméranie par plusieurs convois ferroviaires à compter du 17 février 1945. La situation est alors particulièrement grave pour les Allemands car les forces soviétiques ont lancé une offensive de la Vistule aux côtes Baltique, tentant d'encercler les troupes allemands de Dantzig et de Poméranie. Leur objectif est sans nul doute la ville de Stettin et l'embouchure de l'Oder.
Les volontaires français vont être jetés à la charnière même de deux armées russes en progression (voir plan). Ils débarquent en gare de Hammerstein entre Stettin et Dantzig, à cent kilomètres de la mer, convoi après convoi, et sont envoyés à la rencontre des pointes blindées soviétiques sans même avoir eu le temps de se regrouper et de percevoir leur matériel lourd. C'est aussi à cette époque qu'une nouvelle frappe la division, principalement les anciens de la LVF qui viennent du PPF. Le 22 février , Jacques Doriot a été tué, près du lac de Constance. C'est ce jour là que les premiers éléments du régiment 57 débarquent à Hammerstein. Trois jours plus tard, le régiment 58 arrive à son tour dans la ville et c'est ce même jour que Doriot est enterré au cimetière de Mengen. C'est là que les combats de Poméranie vont commencer, le 24 février 1945.
Plus de cinquante chars sont détruits en quatre jours. Les SS français entrent ainsi en campagne dans les pires conditions. Le froid est encore épouvantable en cette deuxième quinzaine de février. tous les déplacements se font à pied et nul n'a encore idée des positions atteintes des avants-gardes. Dès le 25 février, les quatre bataillons d'infanterie de la nouvelle division Charlemagne sont disloqués et contraints de se replier plus ou moins en désordre, après avoir subi de lourdes pertes. il ne reste que deux points de résistance, dont les défenseurs sont d'ailleurs encerclés, à Bärenhutte, et à Elsenau, où de furieux combats se poursuivent au corps à corps.
Le front désormais n'existe plus. Jetés dans la bataille par éléments dispersés, ils ne peuvent pas constituer longtemps un front continu et sont vite emportés comme par un véritable raz de marée.
Il n'y a pas de liaison radio entre les unités ni avec le commandement, pas d'appui d'artillerie, pas d'intervention de panzer, pas de soutien de l'aviation. Même la liaison avec les autres unités du secteur, qui devrait être tenu par des volontaires lettons de la Waffen SS, s'avère vite impossible : la plupart des unités baltes, sévèrement étrillées, sont en pleines retraite.
A Neustettin, les hommes ont été rassemblés le 28 février pour constituer un bataillon de marche placés sous les ordres d'un militant PPF, l'Obersturmführer Auphan. Ces trois cents SS vont tenir plus de douze heures et retarder l'avance soviétique. C'est seulement après l'investissement de la gare par les Russes que les derniers SS Français, qui appartiennent à la Flak de l'Untersturmführer Fayard, vont la quitter sur une machine haut le pied.
La division Charlemagne arrive à Bad Polzin à pied et se dirige vers la mer Baltique, direction Kolberg. Quatre vingts kilomètres vont être parcourus en vingt-quatre heures. La route est glacée. Le vent souffle et les rafales de neiges fouettent les hommes surchargés de matériel qui marchent d'une manière automatique.
Le 1er mars 1945, ils arrivent enfin à Belgard. Le 2 mars, la brigade est à nouveau réorganisée. Körlin est la ville à défendre et dans la nuit du 3 au 4 mars 1945, les survivants s'installent. Ils seront à certains moment coupés du reste de la division et auront comme camarades de combat ce que le destin leur donnera, soldats allemands ou étrangers, SS hollandais par exemple.
A 5 heures du matin, le 4 mars 1945, les chars soviétiques arriveront aux portes de Kolberg. La division Charlemagne et de nombreuses unités allemandes sont prises dans un piège qui ressemble étrangement à celui de Dunkerque en mai 1940. La situation évolue dangereusement et rapidement dans la matinée du 4 mars. les blindés soviétiques ne peuvent pousser leur avance jusqu'au port de la ville. Après avoir isolé et encerclé Kolberg, ils se rabattent vers l'est pour réduire la poche qui s'est formée dans la région de Belgard et Körlin.
Entre 1 heure et 2 heure du matin, le 5 mars, les SS du bataillon Fenet arrivent devant Belgard. Il fait clair comme en plein jour. La ville brûle. Les allemands de la Wehrmacht qui défendent cette cité paisible transformée en place forte en sont maintenant au corps-à-corps. Les rues sont encombrées de cadavres et de véhicules abandonnés, sur qui les maisons s'écroulent. Guidé par Fenet, le bataillon poursuit sa route au sud-est, là où les couverts sont silencieux et profonds...direction le dépôt de Greifenberg.
Vers 1 heure du matin, l'Oberführer Puaud décide soudain de rattraper l'avant garde mais dès le départ de Körlin (voir plan), le régiment de réserve prend un retard considérable. Ils sont plus de deux milles hommes qui piétinent dans la neige fondue et que des gradés essaient de former par sections et compagnies. Le moral n'y est plus. ils seront anéantis peu après 8 heures du matin...sans munitions par une formation russe armée de fantassin et de tanks.
Depuis l'aube du 5 mars , où ont été surpris, dans la plaine de Belgard, l'état-major du général Puaud et les compagnies du régiment de réserve de Bourmont, la division Charlemagne n'existe plus en tant qu'unité constituée. Le bataillon de marche Bassompierre a été, à son tour, disloqué et anéanti, peu après sa sortie de Körlin. Bassompierre sera fait prisonnier finalement le 17 mars (il s'échappera et trouvera refuge en Italie). Pour les SS français, la bataille de Poméranie se termine par un désastre.
Une unité pourtant échappera au piège et réussira, après une longue marche à travers un pays occupé par les Russes, à réussir, de vive force, une percée sur Swinemünde, le 12 mars 1945. Ils ont réussi à rompre l'encerclement et c'est en chantant au pas cadencé que les survivants entreront dans la ville sous le regard étonné mais admiratif du général commandant la forteresse. C'est le bataillon de marche Fenet, auquel s'est joint le Brigadeführer Krukenberg avec son état major. (voir plan)
La réorganisation de la "Charlemagne" derrière la ligne de défense ne se fait pas sans mal, beaucoup de miliciens ne veulent plus continuer les combats, le moral est brisé 400 hommes finalement termineront leur guerre une pelle ou une pioche à la main dans le déshonneur du soldat. D'autres (4) seront exécutes pour pillage.
Des isolés ont réussi également à rejoindre Kolberg, où ils formeront une compagnie chargée d'un secteur de défense du grand port Baltique, qu'ils quitteront à bord des bâtiments de la Kriegsmarine, parmi les derniers, le 18 mars 1945. Ils rejoindront la division plus tard
D'autres rescapés de la "Charlemagne", isolés depuis les premiers combats à Hammerstein et Elsenau sont parvenus à se regrouper dans la "poche" de Dantzig. Ils formeront à Gotenhafen un bataillon de marche, qui se battra jusqu'à son évacuation, par mer, vers le Danemark, le 1er avril 1945.
Les rescapés de Poméranie, rassemblés dans le Mecklembourg, recevront l'ordre de se diriger sur Berlin le jour même où les Russes achèvent l'encerclement de la capitale allemande. le bataillon d'assaut du Hausturmführer Fenet sera ainsi la dernière unité à se battre dans Berlin, dans le secteur de la Chancellerie, le 2 mai 1945.
Plusieurs centaines de rescapés des premiers combats et de nouveaux volontaires, rassemblés au camp de Wildflecken, dans la Rhöôn, formeront, à la même époque, un régiment de marche. Ils traverseront un pays en plein chaos, pour se battre en Bavière et tenter de rejoindre, selon les ordres reçus, la région de Berchtesgaden. Une semaine après la capitulation allemande du 8 mai 1945, réfugiés dans le Tyrol, certains volontaires français auront encore les armes à la main...

