Croix de Fer Forum

Version complète: Bulson, 13 et 14 mai 1940
Vous regardez actuellement la version basse qualité d'un document. Voir la version complète avec le bon formatage.
Bonjour,

Bulson, proche de Sedan et au debouche des Ardennes, s'est pris en plein dans la poire les Panzers le 13 mai 1940.
3 Division Panzers et le regiment motorise Grossdeutchsland face a la 55eme D.I. francaise (Reserve B) et quelques unites de blindes legers !

"On" a souvent dit que ce fut la panique et la debandade. Exact ou pas ?

Je travaille la-dessus et suis a la recherche de contact avec des anciens qui y etaient. Ceux qui me connaissent ont tout de suite compris ce que je cherche a demontrer et j'ai deja des billes pour ce faire, mais ce serait vraiment bien si je pouvais retrouver un ou deux temoignages.

J'ai contacte quelques associations par email, mais cela donne rarement des resultats.

Merci donc a ceux qui vivent dans le coin ou connaissent un ancien de me mettre en contact. Soit ici, soit par MP ou email, au choix.

daniel_h_laurent(ARROBASE)hotmail.com

Merci d'avance !
Bonjour Daniel,

je ne sais pas si Rethel est dans le secteur qui t'intéresse, mon papy était autour de cette localité dans la 255ème compagnie d'aérostation. Il est décédé depuis mais, je crois qu'il avait conservé des notes et quelques photos sur cette époque...

Tiens-moi au jus Smile
Bonjour,
Merci Elno, cela peut effectivement etre interessant.
Rethel se trouvait les 13 et 14 mai 40 a environ 60 Km en arriere du front.
Soit une position ideale d'observation quant a la facon dont la retraite francaise s'est effectuee.

Au passage, tu dis : "mais, je crois qu'il avait conservé des notes et quelques photos sur cette époque..."
Arf ! Et tu ne les a pas encore recuperees et etudiees !
J'en fais des bonds sur ma chaise...
Big Grin
@ Daniel,

Je me suis mal exprimé ! Il a effectivement laissé des notes sur ce sujet et bien d'autres d'ailleurs, mais ces documents qui devaient me revenir (il y tenait beaucoup) ont été l'objet de conflits (ridicules) dans la famille, je les avais lus de son vivant et je commence seulement à en récuperer des bribes dont quelques photos de l'arrière prises en avril 1940... Je vais les faire scanner et te les envoyer, des fois que cela te conviendrait !

Je peux d'ores et déjà te livrer quelques anecdotes en vrac :

Le commandant de compagnie était le Capitaine Vaujany (orthographe incertaine). Son unité ne disposait que de 14 Lebel et d'une Saint-Etienne au titre de DCA ! Mon grand-père était caporal et donc avait une arme de poing en dotation, sauf qu'il n'avait jamais perçu que l'étui...

Je continue de chercher.

Re,
Merci Elno !
14 Lebels pour une compagnie, ca commence bien...

Prends ton temps, je dois boucler cet article pour le 15 aout, a publier pour le 1er septembre, on n'est pas aux pieces.

Le plus precieux pour moi serait s'il a vu ceux du front retraiter et ce qu'il en a dit.
Là je peux te répondre maintenant, j'ai encore en mémoire ces propos.

" La pagaille la plus complète ! "

Ils avaient reçu l'ordre de barrer les routes avec tout ce qui pouvait se trouver sur place. Camions en panne, charettes, billes de bois, tas de terre ou de cailloux... Puis de prendre position à l'arrière, pour la compagnie ce fut Balma près de Toulouse ! En gros, ils ont barré les routes et les chars sont passés dans les champs.

Il a été marqué par le flux des soldats à pied ou en camion commandés par des sous-officiers totalement dépassés par les évènements cherchant désespérément des ordres. D'après ses souvenirs, ils n'ont pas fui mais ne savaient pas quoi faire. Installer des positions défensives, se regrouper en vue d'une contre-attaque. Le sentiment général était que les officiers supérieurs les avaient abandonnés à leur sort. Sans parler du sentiment de trahison, puisqu'on leur avait dit (le Général Corap) que les allemands buteraient sur la ligne Maginot ! Ils étaient préparés à intervenir en colmatage pas à se prendre l'assaut de plein fouet !

Lui se sentait inutile, il me disait souvent qu'ils n'avaient pas d'armes, plus de moyens radio, les estafettes revenaient des E.M. régimentaires sans les avoir trouvés. Ils n'ont jamais pu lancer leurs ballons d'observation dans la mesure où les treuils n'ont jamais fonctionné correctement... Et quand bien même, les Stuka les auraient abattus comme à l'entraînement.

Pour finir, il " plaisantait " souvent sur le fait qu'il n'a jamais vu d'allemands à part quelques avions, mais qu'il les entendait sur leurs talons ! Mais il avait développé depuis une haine féroce contre tout ce qui porte un uniforme et donne des leçons !

Je continue de chercher.  

elno a écrit :
je ne sais pas si Rethel est dans le secteur qui t'intéresse, mon papy était autour de cette localité dans la 255ème compagnie d'aérostation. Il est décédé depuis mais, je crois qu'il avait conservé des notes et quelques photos sur cette époque...

...

elno a écrit :
Ils avaient reçu l'ordre de barrer les routes avec tout ce qui pouvait se trouver sur place. Camions en panne, charettes, billes de bois, tas de terre ou de cailloux... Puis de prendre position à l'arrière, pour la compagnie ce fut Balma près de Toulouse !


Salut Elno,

Je suis vraiment surpris car de Rethel à Toulouse je sais pas si on peu vraiment appeler ça une retraite... il y a 800 km...

Une retraite de 800 km sur le front Russe d'accord mais en FRANCE!
Fallait vraiment que se soit le gros bordel!!!

He oui, Hansi !

J'ai utilisé cette image un peu pour appuyer l'effet catastrophique !

Evidemment, cela ne s'est pas fait d'une traite. Je n'ai pas les détails à disposition mais le groupe auquel sa compagnie était rattachée s'est trouvée mobilisée pour diverses " opérations " de retardement... Mais, ils se sont réellement arrêtés et posés à Balma en n'ayant perdu qu'un seul homme !

Que pouvaient-ils faire avec une dizaine de fusils hors d'âge, très peu de munitions, plus de commandement et plus de moyens radio ? Leur brave capitaine de réserve blessé durant la WWI certainement conscient de la situation catastrophique a essayé de sauver ses hommes de la captivité voire de la mort, ce qu'il a réussi d'ailleurs ! Mon grand-père avait beaucoup de respect pour cet officier (le seul d'ailleurs !).

Cela dit, ceci n'est pas généralisé à l'ensemble de l'armée française ! Les soldats se sont battus, ont effectué d'héroïques faits d'armes.

Si tu t'intéresses au sujet, je te conseille " Comme des lions " de Dominique Lormier chez Calmann-Levy.    

elno a écrit :
" La pagaille la plus complète ! "
D'après ses souvenirs, ils n'ont pas fui mais ne savaient pas quoi faire.

Et allez, encore un !
Grand merci Elno, cela colle parfaitement avec le reste, ton Papy avait bien vu !

Notre theorie, que je cherche a etayer de quelques temoignages pendant que mon complice pour cet article l'etaye d'Ordre de Batailles et de Journaux de marche francais et allemands :

La 55 D.I. et ses quelques appuis blindes, tres legers, ont literalement vole en eclat devant l'assaut furieux de 3 divisions panzer et du regiment GrossDeutschland et n'avait strictement d'autre choix que de retraiter mais entre les difficultes de communication (Ou l'absence de), les attaques aeriennes et la pression des panzers, la retraite s'est faite dans de grandes difficultes, generatrices de chaos.

Chaos, pagaille, retraite, batailles perdues.
Pas fuite et debandade.
Nuance importante

Continue a fouiller, Elno, merci d'avance

Pour moi le meilleur allié des allemands en 40 fût le haut commandement francais !
Bonjour, Bayerlin,

Bayerlein a écrit :
Pour moi le meilleur allié des allemands en 40 fût le haut commandement francais !

Tu es completement hors-sujet et passablement enduit dans de l'erreur peut-etre a l'insu de ton plein gre...
Toungue

Pages: 1 2
URLs de référence