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Version complète: Günther Prien
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Günther Prien
Né à Osterfeld, Saxe, le 16 janvier  1908, disparu en mer le 7 mars 1941 dans l'Atlantique Nord au large de l’Islande.
De famille modeste et habité par le rêve de devenir marin, Günther Prien quitte les siens à 15 ans pour s’engager dans la marine marchande. Après une brêve formation au collège maritime de Finkenwärder, Hambourg, il embarque comme simple matelot sur le Hamburg.
Pendant de longues années à apprendre son métier de marin, Günther Prien, fait preuve de beaucoup de qualités. Il passe en 1929 sont brevet de Timonier et trois ans plus tard sera nommé Capitaine, il est alors agé de 24 ans.
La crise économique qui sévit en Allemagne, lui vaut d’être licencié par la compagnie qui l’emploi, qu’importe, toujours attiré par le large, le jeune loup s’engage dans la Reichsmarine comme simple marin en 1932.
La toute nouvelle marine de guerre Allemande, autorisée à reformer une flotte limitée (suite à l’assouplissement du traité de Versailles), à besoin de cadres. Günther Prien deviens aspirant et sert sur le Könisberg, un croiseur léger.
Il rejoindra définitivement son arme de prédilection, l’U-Bootflotte avec le grade de Leutnant zur see (enseigne de vaisseau de seconde classe) en octobre 1935. Il commencera son entraînement de sous marinier aux cotés d’autres futurs AS de l’arme sous marine tels que Herbert Schultze et Joachim Schepke. C’est à bord du U 3, un bâtiment de type IIA, que Prien sera formé pendant deux ans.
Entre temps, le 6 juin 1935, le commandement de la flotte reviens au Kapitän zur see, K. Dönitz, disposant de U-Boot IIA et IIB. Il à depuis longtemps son idée sur l’emploi de l’arme sous marine.
Durant cette période, Prien servira sous les ordres du Kapitänleutnant (lieutenant de vaisseau) Werner Hartmann sur le U 26 ou il sera aguerri entre autre, aux missions de patrouilles sous marine dans les eaux Espagnoles pendant la guerre civile d’Espagne. Il accédera finalement, le  1er janvier 1937, au grade de Oberleutnant zur See (Enseigne de Vaisseau de 1ere Classe).
Le 17 décembre 1938, on lui confie le commandement du U 47, un U Boot de la nouvelle série de type VII B, fleuron de la jeune Kriegsmarine. Il sera le plus jeune officier commandant et sera de nouveau promu le 1er février au rang de Kapitänleutnant.
Peu de temps après la déclaration de guerre entre l’Allemagne et la paire Franco-britannique, il coule le 4 septembre 1939 un cargo anglais « Le Bosnia », renouvelant ce succès deux jours plus tard sur un navire de même type. Ces premiers succès lui vaudrons de recevoir la Eisernes Kreuz 2.Klasse (croix de fer seconde classe).

De retour de patrouille en juillet 1940

Lors de sa troisième croisière, Prien parvient à réaliser un véritable exploit en pénétrant dans le port de Scapa Flow, port imbriqué dans ensemble d’îles constituant l’archipel du Mainland au nord de l’Ecosse, et considéré comme inviolable (deux sous marins avaient échoué dans la même tentative pendant la Grande Guerre).
En premier lieu, il ne trouva pas immédiatement d’objectif valable, puis il aperçu deux navires à l’ancre. Le premier étant le HMS Royal Oak qu’il coula de trois torpilles. Le navire sombra très rapidement emportant avec lui 800 hommes et son commandant, L’Amiral Blagrove.

Le Royal Oak
Prien se dégage et rentre, sans encombres, au port de Wilhelmshaven le 17 octobre 1939. Lui et son équipage recevrons respectivement et d’emblée la Eisernes Kreuz 1.Klasse Klasse (croix de fer première classe) et la Eisernes Kreuz 2.Klasse.
La manoeuvre osée lui vaudra le surnom de « Taureau de Scapa Flow » et son histoire sera très largement relayée par la propagande et faisant de lui le premier héros national de la Kriegsmarine.
Le 18 octobre, l’équipage au complet sera reçu à Berlin, Hitler lui remettra la Ritterkreuz des Eisernes Kreuzes (Croix de Chevalier de la Croix de Fer). Prien devra se plier aux exigences du protocle et répondre à de nombreuses interview. Il entre alors dans la légende.
Jusqu'à mi-1940 et malgré plusieurs sorties, un seul bâtiment sera coulé. Le problème proviens des torpilles, celles-ci sont pratiquement toutes défectueuses. Un exemple illustre cette « crise des torpilles », Prien en avril 1940 croise au large de la Norvège lorsqu’il tombe sur un convoi britannique. A sa porté, plusieurs cargos anglais et le HMS Warspite, Prien est dans une position favorable, ajuste les cibles et envoi ses torpilles… Pas une au but !
De retour au port de Wilhelmshaven, il ira se plaindre au près de Dönitz que les armes dont les sous mariniers disposent sont inaptes à la guerre…
Le 03 juin 1940, Prien entâmes sa sixième croisière, celle-ci durera 34 jours et sera couronnée de succès. En effet, lui et son équipage enverrons par le fond, dix navires pour un total de 66 000 tonnes. Un désastre assombrira néanmoins le tableau : dans le lot, Prien coule le Arandora STAR qui transporte plusieurs centaines de prisonniers de guerre Allemand et Italiens vers le Canada.
Les septièmes (du 26 août au 25 septembre) et huitièmes sorties de Prien seront également des réussites. C’est d’ailleurs lors de cette huitième sortie, dans l’Atlantique Nord, que dans la nuit du 19 octobre 1940 Prien et les loups de Dönitz tombent sur un grand convoi. Il prendra une grande part au succès dans cette « nuit des longs convois ». Le 21 octobre, il recevra la Ritterkreuz des Eisernes Kreuzes mit Eichenlaub (Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chênes).
La sortie suivante aura lieu courant novembre 1940, seulement deux navires seront coulés. A son retour l’U 47 sera mis en cale et révisé. Cette période d’inaction permettra à Prien et son équipage de souffler un peu. Prien écrira ses mémoires sur l’épisode de Scapa Flow :  Mein Weg nach Scapa Flow. Cet ouvrage fera un carton en Allemagne mais sa version anglaise « I sank the Royal Oak » sera également un best seller outre manche après la guerre.
L’U Boot U 47, partira pour sa dernière mission le 20 février 1941, de la base de Lorient. Dans l’après midi du 25 février il rencontrait le U 99, commadé par le Kapitänleutnant Kretschmer. Ce sera la dernière fois qu’on vera vraiment le sous marin de Prien. Les deux capitaines s’attaquerons au même convoi. Prien coulera 4 navires tandis que Kretschmer sera repoussé par les escorteurs du convoi. A nouveau, le 6 mars 1941, les loups de Dönitz s’organisent en meute et poursuivent un autre convoi. Dans la bagarre il y a encore Kretschmer mais aussi le U 70 de Joachim Matz et le U A de Hans Eckermann. Dans la nuit du 7, les U Boot passent à l’attaque. Le U 70 est touché et sombre, le U 99 encore une fois repoussé tandis que Prien et son équipage enverrons leur dernier message radio sur la direction du convoi vers 05h00.
Le sous marin de Günther Prien disparaît corps et bien, avec un total de 31 victoires.
On ne connaîtra pas vraiment quelle à été la fin du U 47. On a attribué pendant longtemps cette victoire au grenadage du HMS Wolverine. Mais les rapport de celui ci et de l'U A, concordent dans une attaque qu’ils se livrèrent, l’U A rentrant à Lorient fortement endommagé. On à également parlé d’une avarie probable lors d’une plongée. Mais d’après la théorie du très expérimenté Kretschmer, interrogé à ce sujet après son retour, le U 47 aurai été coulé par une de ses propres torpilles. Il arrivai parfois qu’une torpille défectueuse ai une course circulaire, détruisant ainsi le sous marin qui l’envoyait. Ce type d’accident était connu des sous marinniers car il s’était déjà produit lors d’entraînement, la seule manoeuvre possible, lorsque l’hydrophoniste decelait cette anomalie, était une plongée rapide de 50 mètres.

Otto Kretschmer
Les pertes de ce héros national et celle Schepke un autre AS de la Uboot Waffe, qui eu lieu le 17 mars 1941, fûrent vécues avec beaucoup d’émotion en Allemagne.

Joachim Schepke

Sources:
Wikipédia.de:
http://de.wikipedia.org/wiki/G%C3%BCnther_Prien
Subscope:
http://mapage.noos.fr/sub-scope/artcaprien.htm
Ubootwaffe:
http://www.ubootwaffe.net/
u47
http://u47.chez-alice.fr
uboat.net:
http://www.uboat.net
Beau travail, n'y a t'il pas eu plusieurs livres écrit sur ce sujet?
Oui, en effet...
Günther Prien, Mémoires d'un sous-marinier allemand chez Heimdal
Par contre il ne doit pas y avoir grand chose d'autre en français...

J'ai trouvé cette liste également:
http://dispatch.opac.d-nb.de/DB=4.1/REL?PPN=11859656X
Et un lien sur amazon du film réalisé en 58
http://www.amazon.de/47-Kapit%C3%A4nleut...B000BZFPF4

leur horaire ressemblait a quoi? je veut dire par la service en mer vs temps a terre
sinon ton texte est tres instructif hansiSmile
Je ne sais pas mais je peu essayer de me renseigner...
Sur un des sites cités en source, il y a cette page sur la vie a bord d'un u boot. Bonne lecture

http://mapage.noos.fr/sub-scope/artvieaborduboot.htm
Pour completer le passage sur l'exploit de Scapa Flow et le poste de Elno ( http://www.croixdefer.net/forum/showthread.php?tid=858 ),
vous trouverez un extrait du dernier Armes Militaria sur les U BOOT de 1939 à 1940.
Ce passage reprend le journal de bord de Güther Prien lui même:

« 13 Octobre 1939.
C'est une nuit féerique. A terre, tout est sombre, mais l'aurore boréale scintille très haut dans le ciel, de sorte que la baie, entourée par des montagnes assez hautes, est éclairées directement par en haut.
Les bateaux coulés dans le Sound prennent l'aspect fantomatique de coulisses de théâtre.
Je suis récompensé d’avoir longuement étudié la carte, car la pénétration s’effectue à une vitesse incroyable. Entre temps, j’ai décidé de passer les épaves par le nord.
Gouvernant au 270, je dépasse la goélette à deux mâts qui gît au 315 ; espace plus que suffisant. La minute d’après, le courant nous fait abattre sur la droite. Simultanément, j’aperçois la chaîne du bloqueur (blockship) nord à 45° de l’avant. Stoppé le moteur de bâbord, moteur tribord en avant lente, barre toute à gauche. Nous touchons légèrement le fond. L’arrière effleure la chaîne, le bâtiment se dégage, il est rejeté à gauche puis reprend sa route par des manœuvres rapides et difficiles, mais nous sommes à Scapa Flow.
14 Octobre 1939, 0 h 27.
La clarté est écoeurante. Toute la baie est éclairée. Rien au sud de Cava. J’avance plus loin.
A gauche, je reconnais le garde côte Hoxa Sound auquel le sous-marin se présenterai comme cible dans les quelques minutes suivantes. Dans ce cas, tout serait perdu.
Pour le moment, aucun navire n’est aperçu au sud de Cava malgré l’excellente visibilité.
Je prend donc mes décisions.
0 h 55.
Il n’y a pas de navires au sud de Cava ; avant de tout miser sur un succès il faut prendre toutes les précautions possibles. En conséquence nous virons sur la gauche. Nous remontons vers le nord en suivant la côte. Deux cuirassés sont au mouillage ; des destroyers plus loin vers la terre. Pas de croiseur en vue. Je vais donc attaquer les grosses bailles.
Distance : 3000 mètres ; fond estimé : 7.50 mètres. Mise à feu par percussion.
1 h 16.
Une torpille lancée sur le bâtiment nord, deux sur celui au sud. Après trois bonne minutes et demie, une torpille explose sur le bâtiment nord ; les deux autres ne donnent rien.
Demi-tour.
1 h 21.
Torpille lancée par l’arrière ; à l’avant, deux tubes sont rechargés ; trois torpilles lancées de l’avant. Au bout de trois minutes de tension, détonations sur le navire le plus rapproché. Forte explosion, grondements et roulements. Puis des gerbes d’eau suivies de colonnes de flammes, des éclats volent en l’air. Le port s’anime. Des destroyers éclairent, des signaux s’échangent de tous côtés, à terre, à 200 mètres de moi, ont entend vrombir des voitures. Un cuirassé à été coulé, un autre endommagé et trois autres torpilles ont été perdues. Tous les tubes sont vides.
Je décide de me retirer parce que :
1) Je ne peux pas attaquer au périscope, en plongée (voir l’expérience de l’entrée).
2) Par une nuit aussi claire, je ne peu manœuvrer en surface, par mer calme, sans être repéré.
3) Je dois supposer que j’ai été vu par le chauffeur d’une voiture qui a stoppé à ma hauteur, a fait demi tour, puis foncé à toute vitesse vars Scapa.
4) Je ne peux pas remonter plus au nord parce que là, cachés à ma vue, se trouvent les destroyers qui étaient auparavant faiblement discernables.

1 h 28.
Nous nous retirons avec les moteurs à toute puissance.
Tout est très simple jusqu’au moment ou nous atteignons Skyldaenoy Point. Là, nous avons des ennuis. C’est marée basse, nous avons le courant contre nous. J’essaye de m’échapper en réduisant le régime des moteurs : en avant lente et très lente. Je dois franchir le passage au sud à cause de la profondeur de l’eau.
Les choses redeviennent difficiles. Cap : 058, en avant lente vitesse 10 nœuds. Je n’avance pas ; en augmentant le régime des moteurs, je double le bloqueur du sud avec un espace extrêmement juste. L’homme de barre s’en tire magnifiquement.
Les deux moteurs en avant toute, finalement 3 / 4 de puissance, puis de nouveau en avant toute. Nous dépassons les bloqueurs. Une jetée droit devant ! La barre toute et, à 2 h 15 nous nous retrouvons dehors. Dommage d’en avoir coulé qu’un, je pense que les torpilles ont manqué à cause d’erreurs d’estimation de cap, de vitesse et de dérive. Un raté au tube 4. L’équipage s’est comporté d’une façon splendide durant toute l’opération. »

Voilà pour le récit de cette nuit historique de Günther Prien.

Je rajoute à ces lignes un extrait des mémoires de Dönitz, relatant le compte rendu de Prien au retour de Scapa Flow, le 17, à Wilhelmshaven :

« Ai pu entrer et sortir par le Holm Sound, non sans grosses difficultés. Très peu de place entre les bateaux coulés, ressac très fort, 10 nœuds de courant sur le nez à la sortie.
Repulse et Royal Oak seuls présent à Scapa. A la première présentation, un coup au but à l’avant du Repulse. A la seconde, peu après (deux torpilles chargées dans l’intervalle), trois coups au but sur le Royal Oak. Le cuirassé vole en l’air en quelques secondes. Manœuvré aussitôt pour sortir. Après avoir franchi le Holm Sound, observé des recherches très actives sur la rade de Scapa, avec lancement de grenades sous-marines. Très forte aurore boréale, montant jusqu’au zénith, jetant un clarté fort gênante. »

Espérant que ces quelques lignes vous aurons plu.

Scapa Flow

Voilà Hansi Wink
Grâce à ta carte, on arrive mieux à comprendre. Danke Schun mon cher Elno.
Prien passe les bâteaux échoués à Holm Sound, retrouve au sud, sur sa gauche, le garde cote de Hoxa Sound et à le nez vers Cava. Il n'apperçoit rien d'interressant.
Il s'oriente ensuite vers le nord en longeant la côte (lorsqu'il frappe le Oak il est à 3000 mètres mais à 200 m de la côte sur sa droite).

Justement Hansi, La vue de Scapa Flow sur Google Earth est très intéressante et bien détaillée. Le hic, c'est que je ne sais pas comment mettre le lien ou faire une capture d'image...

C'est pô la peine de vous moquer Big Grin

Je ne sait également! Mais le gros carré noir représente a peu pres la position du Royal Oak d'après Google Earth (ou il suffit de taper Scapa Flow pour atterrir en Ecosse)
URLs de référence