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Version complète: Les torpilles
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« … Sitôt la torpille automobile mise au point, le sous-marin en fit son armement principal !
Armé de torpilles, le U-Boot VII C se révéla aux mains de l’amirauté allemande particulièrement efficace.
La torpille automobile est un véritable sous-marin en miniature, avec moteur et régulateur d’immersion qui transporte l’explosif jusqu’à la carène ennemie contre laquelle la déflagration se produit au moyen d’un détonateur (au début de la guerre, la torpille G7A, d’une longueur de 7 mètres, pesait 1 500 kg dont 350 kg d’explosif Trinitrobol).
Une fois la torpille partie (nous parlons ici des premiers modèles), elle disposait d’un moteur à air comprimé de 80 à 100 chevaux de puissance qui recevait l’énergie d’un réservoir où la pression s’élevait à 180 kg/cm.
A la sortie du réservoir, l’air passait sur un réchauffeur avant d’aller au moteur. De ce fait, il recevait, par suite de la dilatation, un surcroît de pression qui augmentait la puissance développée par l’appareil de propulsion. Les vitesses ainsi obtenues étaient d’environ 42 nœuds (77 km/h) sur les premiers mètres, avec une trajectoire totale de 6 000 mètres franchis à 30 nœuds environ.
Afin de procéder au lancement d’une torpille, il y avait lieu de respecter une procédure particulièrement stricte pour assurer la sécurité du navire :

A/ Contrôle de l’étanchéité parfaite du tube lance-torpille, avant l’introduction de la torpille.
B/ Enchaînement des manœuvres d’introduction de la torpille et du remplissage en eau dudit tube.
C/ Assurance de l’équilibre du bâtiment après le tir immédiat compensé en poids identique par la caisse d’eau.
D/ Chasse d’air dans le tube évacuant l’eau afin de permettre le rechargement.

Manœuvres

1) S’assurer que le tube est bien fermé à sa sortie et vidé d’eau.
2) Ouvrir la culasse interne du tube et introduire la torpille suspendue au rail de manœuvre et refermer la culasse (un dispositif automatique assure la synchronisation des ouvertures des culasses internes et externes, ne permettant pas les accidents de chargements).
3) Les panneaux extérieurs de coque étant ouverts, le moteur de la torpille est lancé et elle est chassée par l’air comprimé.
4) Le tube est entièrement envahi par l’eau (la torpille pesant approximativement le même poids que l’eau qu’elle déplace, il y a égalité de poids avant et après le lancement).
5) Cette eau est chassée dans les ballasts internes du sous-marin par de l’air comprimé via le tube de vidange, qui remplace à bord la torpille tirée.
6) Le tube étant vide, il peut être à nouveau chargé.

Aussitôt lancée, la torpille est partie dans la direction du tube. Mais il faut qu’elle conserve cette direction et se maintienne à la profondeur voulue. Il n’y a pas de correction à effectuer. A côté du périscope se trouve le conjugateur (calculateur) révolutionnaire, c’est le principal appareil qui effectue les calculs de tir des torpilles. Avec des cames représentant différentes courbes, il est relié mécaniquement à la base fixe du périscope (système UZO). Face à un convoi et en quelques secondes, sans changement manuel des données initiales, il est donc possible de dicter des lancements sur cinq cibles à la fois !
Cet équipement, unique au monde à l’époque, explique en partie les succès des U-Boote qui attaquaient en meutes.
C’était une merveille d’électromécanique de l’information alors sans équivalent dans les autres grandes marines. L’automatisme était pratiquement complet. En cas de nouveau tir corrigé, le premier officier de quart tenait constamment la cible dans les croisillons de l’oculaire.

Si celle-ci déviait à droite ou à gauche de sa route, le gyroscope restait fidèle à la direction primitive et venait buter sur une sorte de fourche qui mettait en mouvement par l’intermédiaire d’un piston à air comprimé, le gouvernail de direction vertical. La torpille était alors ramenée dans le droit chemin.

Ces calculateurs de tir préfigurant les ordinateurs actuels avaient été conçus et fabriqués par la firme SAM (Siemens Apparate une Maschinen Gmbh à Berlin). Les torpilles utilisées par les VII C étaient en majorité de deux types principaux : celles à mise à feu se produisant au contact, ou celles par influence :

ETO (Electro torpedo)
ATO t Akoustischer Eigenlenktorpedo)

Ces tirs devenus possibles à plusieurs kilomètres, tout au moins en ce qui regardait la rectitude du chemin suivi, il restait la profondeur de plongée, qui devait non seulement demeurer constante, mais aussi être réglable à volonté. Cette profondeur reposait sur la manœuvre des gouvernails horizontaux commandés par deux appareils distincts : un piston hydrostatique et un pendule. Le piston était mobile, il recevait sur une de ses faces la pression de l’eau, tandis que l’autre face subissait la poussée d’un ressort antagoniste dont l’effort était réglé pour une profondeur donnée.

A trois mètres d’immersion, par exemple, le ressort devait fournir 309 grammes par centimètre carré de la surface du piston pour immobiliser celui-ci.

Si la torpille restait à la profondeur de réglage, le piston demeurait à sa place, mais si l’engin plongeait ou émergeait, l’équilibre était détruit, il y avait déplacement du piston vers l’intérieur ou vers l’extérieur. Ces mouvements commandaient, au moyen de mécanismes mus par l’air comprimé, le gouvernail de profondeur qui ramenait la torpille dans le plan d’immersion choisi.

Le sillage produit par les premières torpilles à moteur à air comprimé était très visible ; il provenait à la fois du passage rapide dans l’eau mais aussi des nombreuses bulles d’air dégagées par le moteur.

C’était là un gros inconvénient, car le bâtiment visé réussissait dans certains cas à manœuvrer à temps pour éviter l’engin dont il pouvait suivre la route tracée à la surface. L’U-Boot devait donc exécuter ses lancements d’aussi près que possible (400 à 500 mètres).

Les torpilles à mise à feu par influence magnétique causèrent bien des déboires à leurs utilisateurs au début de la guerre. De nombreuses patrouilles furent effectuées sans résultats, au grand mécontentement des équipages. Il fallut attendre février 1942 pour que cette nouvelle technique soit mise au point définitivement.

A partir de 1943, un nouveau type de torpille à tête chercheuse FAT (Zaunkonig) T5, attirée par le bruit des hélices des navires marchands en convoi fut expérimentée avec succès. Au printemps de l’année 1944 la LUT (Lage Ungehabbangige Torpedo) véritable engin à tête chercheuse indépendante de toute inclinaison, destinée à la destruction des escorteurs de convois, pouvait couvrir des distances de 12 000 mètres, en lacets multiples de 800 à 1 600 mètres, avec succès !

Les torpilles acoustiques ont la particularité de se diriger automatiquement sur la direction du son émis par les bruit des hélices ; 16 capteurs situés sur les gouvernails de la torpille lui donnent sa trajectoire après avoir quitté le tube de lancement même sans avoir vu la cible. Ces torpilles très difficiles et même impossibles à éviter, étaient lancées à grande distance, de manière à se faufiler dans les colonnes des convois dans le cap avait été estimé.

Les sous-marins allemands tirèrent 37 756 torpilles entre le 1er septembre 1939 et le 30 novembre 1944. «

Source : U-Boot VII C – Jacques Alaluquetas – Editions Grancher

salut elno
merci pour le post,tres instructifWink
cdt
tony
Pô d'quoi Tony !

Ce livre est vraiment intéressant pour qui veut en connaître un poil plus sur le navire. Et puis l'iconographie est superbe... Le plus étonnant est que je l'ai trouvé dans une grande surface dans le bac des ouvrages soldés !

A part ça, quoi d'neuf au pays ? As-tu rentré de nouvelles pièces ?

J'ai dû m'absenter assez longtemps, alors je suis un peu largué quant à ce qui se passe sur le forum Sad
re msieur
j'arrive jamais a trouve les livres de grandes surfaces car il n'y en a pas beaucoup par chez moiRolleyes(1 leclerc sur 80/100kms)!!!!
ici enfin le soleil depuis deux jours,ca fait du bienBig Grin
niveau rentree,il y a des photos dans la section militaria,et apres un peu d'equipements divers.
a plus
tony
Salut

Une petite animation sur le mode de chargement des torpilles...
Site en Allemand malheureusementSad
Cliquez sur le "klein button grau" (absplien)
http://www.ubootarchiv.de/waffen/torpedo...ion=uboote

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