Croix de Fer Forum

Version complète: La LVF
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La Légion des volontaires français contre le bolchévisme (dite Légion des volontaires français) est créée le 8 juillet 1941, 15 jours après le déclenchement de l'opération Barbarossa (l'invasion de l'URSS par l'Allemagne), sur l'inspiration de Jacques Doriot par Marcel Déat et Marcel Bucard. Elle est présidée par Eugène Deloncle.

L'initiative ne reçoit qu'un soutien du bout des lèvres du régime de Vichy, jusqu'à l'obtention du soutien de l'ambassadeur allemand Otto Abetz. Sur les 100 000 combattants espérés, seuls 12 000 s'enrôlent, le régime de Vichy ne désirant pas trop favoriser une unité sous uniforme nazi ; Vichy interdit ainsi aux officiers d'active de l'armée de s'y engager. On compte parmi eux 110 Bretons (soit 1 % de l'effectif alors que la population bretonne est de près de 10 % de celle de la France). Une récente étude des archives de Kristian Hamon montrent la présence des nationalistes bretons Yves Le Négaret, Taldir Jaffrennou et Alan Heusaff dans l'association “Amis de la LVF”.

La moitié de ces recrues est retenue pour former le 638e régiment d'infanterie de la Wehrmacht basé au camps de Deba en Pologne. Engagé dans la campagne de Moscou en décembre 1941, il est décimé. Aussi est-il retiré du front pour être engagé contre les partisans à l'arrière.

En juillet 1944, la LVF est dissoute par Heinrich Himmler qui souhaite intégrer tous les volontaires étrangers dans la Waffen SS (Celle-ci comprenant déjà un certain nombre de volontaires français depuis le 23 juillet 1943).

Les 1200 rescapés de la LVF furent regroupés avec les survivants d'autres unités auxiliaires de la Wehrmacht dans la 33e Division SS Charlemagne qui sera pratiquement anéantie au début de l'année 1945

http://www.wikipedia.fr
Je prépare un article sur le Wikipedia à propos de la bataille de Bobr mais, hélas, je n'ai pas avec moi, le livre : "Les Nostalgiques" de Saint-Loup, resté en France...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Bobr

Quelqu'un pourrait-il me donner svp, les effectifs des deux camps de cette bataille ? Ainsi que le nombre des pertes (approximativement) et Enfin, la phrase que saint Loup a écrit dans son livre à propos de cette bataille, où dans les journeaux Russes, ils ont dis aux soldats qu'ils ont été tenus en échec par plusieurs divisions de francais.

J'aurais aussi besoin du nom complet du Commandant Bridoux de la LVF, fils du general Bridoux (Justin ? ^^).

Tout commentaire sur l'article, est le bienvenue.

N'hésitez pas aussi de le compléter ou de m'informer de ce qui reste a développer.

Merci

Bien à vous !!

Bonjour,
pour les russes je ne s
re,

pettit ennui technique me revoila, donc pour les russes je ne sais pas mais d'aprés St loup le groupe de combat du Cdt Jean Bridoux est constitué du I Bataillon ,de la 13 Cie du IV Bataillon et deux Cie du III Bataillon ,de la P.A.K régimentaire et les pertes de la L V F seraient de 41 tués, 24 blessés et les blindés russes détruits 26 par les tigres, 13 par la P A K régimentaire et 1 par un tireur de la Cie Rigide. pour les effectifs cele varie de 400 , 600 , 900 hommes selon les sources. Pour le communiqué d'aprés St Loup page 446 " sur la rivière Bobr, des unités blindées appartenant au 2 front de russie blanche se sont heurtées à la résitance de deux divisions françaises."
Je vais voir si je trouve autre chose.

Zabrali
Merci, je mets a jour.
Tu as plus d'infos sur le commandant Bridoux ??
Bonjour,
Je ne cites pas mes sources mais le ferait si on me le demande.

Franzosischer Infanterie-Regiment 638 “LVF”
638° régiment d’infanterie français (Appellation dans l’organigramme de la Heer – Armée de terre allemande - de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme)

Le 22 juin 1941, très exactement le jour ou l'attaque de l'Allemagne contre l'URSS a été annoncée, Jacques Doriot (1898-1945, Croix de Fer 1943), chef du PPF (Parti Populaire Français, le plus actif de tous les partis collaborationnistes français) lance l'idée d'une légion de volontaires Français pour participer au combat contre l'Armée Rouge dans l’idée annoncée de la “Croisade contre le bolchevisme”.
Le 23 juin, un de ses concurrents politiques, Marcel Deat, rencontre Otto Abetz, ambassadeur du IIIème Reich en France, pour traiter du sujet. Abetz fait un rapport à Berlin et reçoit le 5 juillet le télégramme numéro 3555 du conseiller Ritter, confirmant l'approbation de Von Ribbentrop.

Cette initiative coïncide avec la politique du Reich qui souhaite créer des unités de volontaires dans plusieurs pays européens. Ainsi, Berlin accepte "l’engagement de citoyens français dans la bataille contre l’Union Soviétique".

Mais il y a de nombreuses limitations à cette approbation : Recrutement limité à la zone occupée, nombre de recrues limitées à 15.000 (chiffre jamais atteint). Beaucoup pensent aujourd’hui que, en fait, Hitler ne voulait pas se trouver à devoir quelque chose au Français. Mais ceci est une interprétation à posteriori. Comme dans tout projet d’envergure, en temps de paix ou de guerre, il y a un coût, une budgétisation à programmer. La lenteur de la fourniture d’équipements appropriés à l’hiver Rrusse est un des éléments qui montre qu’il ne s’agit pas de recruter seulement des volontaires, mais il faut aussi subvenir à leurs nécessités d’instruction, de formation et de matériel.

Le 6 juillet, une réunion a lieu à l'ambassade allemande à Paris. Le 7, une deuxième réunion se tient à l'hôtel Majestic, QG de la Wehrmacht en France. Tous les chefs des groupes collaborationnistes français sont là : Doriot, Deat, Bucard, Costantini, Deloncle, Boissel, Clementi. Ce jour, un Comité central du LVF est créé avec tous les présents étant membres. Un centre de recrutement est créé et Abetz offre pour l’héberger les anciens bureaux de... l’Intourist, l'agence soviétique de tourisme, 12, rue Auber à Paris !

Immédiatement, la LVF est embarquée dans les concurrences politiques franco-françaises, chaque organisation collaborationniste essayant de diriger les opérations, espérant augmenter sa propre influence. Le MSR (Deat) et les PPF (Doriot) auront le plus de succès, en utilisant intensivement la propagande "de croisade Anti Bolchevique" à laquelle une partie de l'opinion française est réceptive. Cette “bataille politique” dont certains disent qu’elle a été active jusque sur le Front a été exagérée, ne serais-ce que pour entretenir un dilemme entre l’origine Sturmbrigade et LVF, quand l’on parle de la division Charlemagne. S’il est exact que ce phénomène a existé, il c’est surtout focalisé sur la première année de création de la LVF. C’est aussi une façon de faire “couler de l’encre”. Il en est de même sur les options religieuses. En un mot, il y avait de tout partout.

Le 5 août, la LVF est officiellement créé comme association privée. Fernand de Brinon, délégué du gouvernement de Vichy, accepte d'être président du comité de soutien auquel plusieurs personnes influentes adhéreront, comme le cardinal français Mgr Baudrillart.

Le fait que, a l’origine, la LVF ne soit «que » une Association privée a fait l’objet de nombreux commentaires négatifs. Il convient de remettre cela dans le contexte de l’époque : La France avait certes rompu ses relations diplomatiques avec l’URSS mais ne lui avait pas déclaré la guerre. Envoyer sur le front de l’Est des combattants sous uniforme français, donc uniforme d’un pays n’ayant pas déclaré la guerre a l’URSS, aurait exposé les volontaires faits prisonniers au traitement réservé aux francs-tireurs, a savoir le peloton d’exécution. Il est intéressant de constater que ce «léger» problème est fréquemment passe sous silence.

De juillet 1941 à juin 1944, 13.000 volontaires se présenteront, mais seulement environ la moitié d'entre eux seront acceptés par l'équipe de sélection composée de médecins militaires allemands. On a beaucoup dit que cette sélection était exagérée par les Allemands, anti-Français. S’il y a eu certainement des francophobes, il faut noter surtout que la sélection médicale de l’armée allemande était avant-gardiste, et intransigeante notamment sur l’aspect buccal. La France des années 40 avait encore de grands progrès à faire au niveau de l’hygiène dentaire ou la correction oculaire. Ainsi, nos armées occidentales actuelles, sont à égalité dans ces domaines, en restant toujours aussi impitoyables.
La première unité a atteint Deba, base arrière de la LVF en Pologne, en septembre 1941. Avec ces 2.500 volontaires, 2 bataillons et unités régimentaires sont créés. Le premier commandant de LVF est le colonel Roger Labonne (1881-1966), ancien commandant d'une unité coloniale française, le RICM. La LVF est enregistré par la Wehrmacht comme le Franzosischer Infanterie-Régiment 638.

Les volontaires doivent porter un uniforme allemand avec un écusson français bleu-blanc-rouge sur la manche droite. Le drapeau régimentaire est également bleu-blanc-rouge et les ordres sont donnés en français. Mais tous les volontaires doivent prêter un serment d’obéissance à Adolf Hitler (en tant que chef des Armées) et cela a créé au début et ponctuellement plusieurs problèmes.

Ainsi, il ne faut pas être devin pour imaginer que ceux qui avaient combattu en 39-40, ont du éprouver un sentiment douloureux. Surtout pour le premier contingent de volontaires de la LVF qui ne pensaient pas du tout être contraint à porter cet uniforme. Il est donc nécessaire de donner ici quelques explications.

Lorsque la “croisade contre le bolchevisme” prend sont essor dans la quasi-totalité des pays européens, toutes les démarches ou attitudes n’ont pas atteint leur apogée. En effet, certains pays déclareront la guerre à la Russie et pourront donc combattre en revêtant leur uniforme d’origine. Pour les Français, cela a été progressif et en quelque sorte inachevé. En effet, notre ambassadeur a été rappelé, les relations diplomatiques ont été rompues, mais sans ultimatum et donc aucune déclaration de guerre, comme mentionne plus haut. Il faut rappeler que les premiers engagements se font en août 41, tout ceci est précipité et l’on manque de recul. Les premiers livrets d’information de recrutement ne précisent pas en effet que les volontaires porteront l’uniforme de l’ancien ennemi.

Par contre, lorsque le rythme de croisière a été atteint, les livrets suivants porteront, au Chapitre IV, la mention :
LE DRAPEAU DE LA L.V.F. EST LE DRAPEAU TRICOLORE FRANÇAIS
Equipement – L’équipement et le matériel sont ceux de l’armée allemande. Il faut d’ailleurs souligner à ce sujet que les volontaires français ont été équipés avec les armes les plus perfectionnées qui existent actuellement et dont l’usage n’a toujours pas été généralisé même dans l’armée allemande.

Uniforme. – Chaque soldat a deux uniformes : l’uniforme kaki pour le service courant, et l’uniforme de combat qui est l’uniforme allemand comportant un écusson tricolore sur le bras droit. Il ne saurait en être autrement ; en effet, la France n’étant pas en guerre avec l’U.R.S.S., les volontaires seraient considérés comme francs-tireurs s’ils se battaient sous notre uniforme.

Par ailleurs, pour une raison ne serait ce que d’efficacité optimale, peut-on imaginer des centaines de milliers d’hommes équipés différemment, avec des armes de calibres différents, des pièces détachées de véhicules et de matériels absolument pas polyvalents et interchangeables ?

Mgr Mayol de Lupe (1873-1975, Croix de Fer 1942), aumônier général de la LVF, a été fédérateur pour certains réticents au “vert de gris”, il célèbre une messe au matin du 5 octobre, jour de cette première prestation de serment.

Un message du Maréchal Pétain, adressé le 5 novembre 1941 aux Légionnaires regroupés à Delba, a ensuite figuré dans les éditions postérieures du livret de recrutement de la LVF :
« Le message de fidélité que vous m’adressez, en votre nom et au nom de vos amis, avant de monter en ligne, a aussi profondément touché en moi le soldat que le chef de l’Etat à la veille de vos prochains combats.
Je suis heureux de savoir que vous n’oubliez pas que vous détenez une part de notre honneur militaire. Il ne peut pas être de tâche plus utile à l’heure présente que de rendre à notre pays confiance dans sa propre vertu, mais de servir aussi la France d’une manière plus directe.
En participant à cette croisade dont l’Allemagne a pris la tête, acquérant ainsi et à juste titre la reconnaissance du monde en contribuant à écarter de nous le péril bolchevique, c’est votre pays que vous protégez ainsi en sauvant également l’espoir d’une Europe réconciliée.

Pour ces raisons, je vous souhaite bonne chance, dans l’accomplissement du devoir que vous avez choisi. Pour ma part, je vous suivrai dans vos épreuves de toute ma sollicitude, jusqu’au jour glorieux du retour dans votre patrie ».

Comme souvent pour ce qui concerne cette dramatique période, ce message est cite dans de nombreux ouvrages historiques mais tronque et hors contexte.

Les 2 bataillons quittent Deba les 28 et 30 octobre 41, le premier bataillon sous le commandement de capitaine Leclercq, puis du commandant de Planard, le second avec le commandant Girardeau. Ils atteignent Smolensk d'où ils prennent la route de Moscou le 6 novembre, marchant dans le terrible climat de l’hiver russe. L'équipement lourd est transporté avec de grandes difficultés dans des chariots à chevaux. Ce voyage est une tragédie : Les uniformes et l'équipement individuel ne sont pas adaptés pour les températures d'hiver, tempêtes de neige et pluies glaciales tombent, un tiers des hommes est affecté par la dysenterie. Avant d'atteindre la ligne de front, le LVF a perdu 400 hommes, malades ou perdus.

Ils ont par la suite atteint l'extrémité de l’avancée allemande, à 63 kilomètres de Moscou. Ayant été positionné à l’extrême pointe Est du front, il serait tentant d’imaginer que l’armée allemande a voulu rendre un hommage guerrier aux Français, eu égard à la Campagne de Russie de Napoléon… Le régiment 638 est alors incorpore, tout d’abord, à la 7° Division d'Infanterie du Général Von Gablenz (Ancienne division d’infanterie d’Adolf Hitler lors du Premier conflit mondial.)

Le 24 novembre 1941, les 4 pelotons du 1er bataillon se dirigent vers la ligne de front près du village de Djukowo. Le QG régimentaire atteint Golowkowo. La terre est gelée. Après plusieurs jours d’attentes dans des conditions épouvantables, l'ordre d'attaque est donné le 1er décembre dans une tempête de neige horrible, avec des températures qui ont baissé de 20 degrés durant la nuit, sans équipement d'hiver, sans l'appui de Panzer.

Du côté opposé, la trente-deuxième Division sibérienne, bien équipée, bien formée, est soutenue par de l'artillerie lourde.

Les Français morts et blessés jonchent le sol ; des armes automatiques sont bloquées par le gel. Au poste médical, le médecin capitaine Fleury lutte pour traiter tous les blessés, les malades et les hommes avec des membres gelés. Après une semaine, le Ier bataillon est presque disloqué et doit être remplacé. Les lieutenants Dupont et Tenaille, des commandants de pelotons réputés, ont été tués par le même obus d'artillerie, le capitaine Lacroix est grièvement blessé.
Plus au Nord, le deuxième bataillon est moins affligé par la bataille, mais autant par les conditions climatiques. Tandis que la 7ème division d'infanterie demeure sur la ligne de front, la totalité du régiment 638 est retiré les 6 et 9 décembre.
Il a perdu 65 morts, 120 blesses, plus de 300 malades ou avec les membres gelés.

Les rapports publiés par les inspecteurs militaires allemands ne sont pas tendres, comme cet extrait daté du 23 décembre 1941: "[…] Les hommes font généralement preuve de bonne volonté mais manquent de formation militaire. Les sous-officiers sont bons en général mais ne peuvent pas vraiment être actifs, car leurs supérieurs sont inefficaces. Les officiers sont incapables et recrutés seulement selon des critères politiques […]"(Oberstleutnant Reichet, commandant le Bureau Opérations de la 7ème Division d’Infanterie).

La forme de ces critiques a aussi marqué la “débâcle” française de 1940. Mais comme en 40 et plus tard, que ce soit au sein de la Première Armée ou en Poméranie, le soldat français fera preuve de ressaisissement dans les difficultés.
Alors tombe la conclusion :
"[…] La légion ne peut pas être engagée dans le combat. Une amélioration ne peut seulement être obtenue que par le renouvellement du corps des officier et une forte formation militaire. […]"

La retraite se fait dans des conditions vraiment horribles, les hommes ayant perdu confiance dans leurs officiers. La LVF est enlevée de la ligne de front et regroupée en Pologne pour y être complètement réorganisée et être formée, 1.500 recrues étant enlevées et renvoyées en la France, incluant la plupart des officiers.

Reconstruite avec l'arrivée de nouveaux volontaires, la LVF de 1942 sera plus dure, plus qualifiée et plus homogène. Son efficacité militaire sera basée sur un excellent groupe de sous-officiers. La LVF connaît à ce moment une véritable mutation.

Maintenant organisé en 3 bataillons d'environ 900 hommes chacun, la LVF sera engagée à l’arrière du front, combattant les partisans soviétiques. Type de combat très spécifique et particulier qu’est la guerre contre les partisans et la guerre de poste. Les Allemands qui n’avaient aucune expérience en ce domaine et n’excellaient pas de fait dans cette tactique de combat, ont su, à travers leurs critiques cinglantes mais justifiées, relever les réelles compétences militaires françaises. Ainsi, l’efficacité des combattants français sera relevée comme peuvent en témoigner les rapports et 1 citation à l’ordre de l’armée et 2 à l’ordre de la division :
LE GENERAL
le 12 décembre 1941
Commandant
la 7ème Division d’Infanterie.
ORDRE DU JOUR
adressé à la Légion des Volontaires Français.

Dans les temps difficiles que traverse notre patrie, vous êtes venus vous joindre aux armées du Führer pour combattre l’ennemi de notre culture européenne : le bolchevisme. Venus très vite sur les lieux du combat par des marches longues et épuisantes, mis en ligne par un froid excessif auquel vous n’étiez pas habitué, vous êtes parvenus à atteindre les objectifs d’attaque qui vous étaient pour la première fois assignés, et cela en dépit d’une résistance farouche de l’adversaire ; vous avez ainsi fait preuve des plus belles qualités militaires.

L’héroïsme de vos camarades tués à l’ennemi et la magnifique tenue de ceux qui ont été blessés donnent une idée de la valeur dont vos pères ont rempli l’Histoire. C’est grâce à cet héritage que les vertus guerrières françaises ont pu se manifester à nouveau.

Je connais les grandes difficultés que chaque nouvelle troupe nouvellement formée doit vaincre et combien les vôtres ont été accrues dans ce premier combat, coude à coude avec vos camarades allemands, par des difficultés linguistiques et tactiques qui disparaîtront rapidement, grâce à la volonté qui nous anime et à la grande et sincère camaraderie qui règne entre nous.

Soyez toujours conscients que vous êtes les combattants de l’Europe nouvelle et de la renaissance de votre glorieuse patrie. La nation française, et son vénéré chef le maréchal PETAIN, suivent avec attention et confiance vos combats et vos faits d’armes.

Pour nous, soldats allemands, nous considérerons toujours comme un honneur et comme la garantie des temps nouveaux d’avoir scellé notre fraternité d’armes en versant notre sang en commun sur les champs de bataille.

En tant que général commandant votre Division, je vous exprime ma reconnaissance et ma haute satisfaction de votre bravoure.
Vive notre guide dans le combat contre le bolchevisme : Adolf HITLER ! Vive une France heureuse dans une Europe unie !
Freiherr von GABLENZ,
Generalleutnant.

(Cet ordre du jour comportait l’attribution de 200 citations et de 40 Croix de Fer au bataillon, qui seront remises le 3 mars 1942 au camp de Kruzsyna.)

LE COMMANDANT
DE LA 7e DIVISION
Sur le front, le 16 décembre 1941.
« Cher Monsieur le colonel,
Je regrette bien vivement de n’avoir pu prendre personnellement congé de vous, en raison de mon départ précipité.
Qu’il me soit donc permis de le faire par la présente.
J’aurais été très heureux de pouvoir vous saluer en même temps que votre Légion, qui a lutté dans les rangs de ma division contre un ennemi commun : le Bolchevisme.

Sous votre commandement éprouvé, et malgré les grandes difficultés que nous connaissons bien tous deux, la Légion s’est battu bravement. Dans son baptême du feu, elle a versé son sang et s’est ainsi lié à la camaraderie exigée pour bâtir une Europe nouvelle et heureuse.

Vous me permettrez, cher Monsieur le colonel, de vous exprimer mes remerciements profonds pour votre commandement et votre collaboration amicale. Mes vœux les meilleurs vous accompagneront, ainsi que votre troupe.

Je souhaite que, dans cette guerre, la chance vous favorise toujours, ainsi que vos braves soldats, et que de nombreux succès et l’honneur vous soit rendus pour la gloire de votre Patrie.
Je tiens à vous assurer que ma joie serait grande si nos chemins venaient à se croiser à nouveau ultérieurement. J’espère que vous pourrez rester le plus longtemps possible auprès de ma chère Division et cela à votre entière satisfaction.

Je vous salue, ainsi que Messieurs vos Officiers, vos sous-officiers et Soldats, en vous priant de bien vouloir croire à l’expression de ma considération parfaite, ainsi qu’à mes sentiments de camaraderie ».
Signé : Votre général
Von GABLENZ.

Là, la LVF appliquera avec quelques succès des méthodes provenant de l'armée coloniale française dont les savoir-faire et savoir-être seront efficaces et appréciés. La LVF qui se forme et s’instruit à partir de 1942, fera réparation aux appréciations cinglantes mais justifiées de l’hiver 1941.

Le Commandant général de Troupes de Sécurité dans le Secteur Central
Ia
-------------------------
PC, le 16 février 1943
à la 221e Division de Sécurité.

Depuis des semaines, la Division a dû mener de durs combats pour l’anéantissement de bandes ennemies dans la partie nord-est du secteur de la Division (Opérations “Ankara I” et “Ankara II”) puis participer aussitôt après à l’opération “Klette II” pour détruire les bandes ennemies dans la forêt de Mamajevka.

L’accomplissement de ces missions n’a pas été simple, parce que, d’une part, le Commandement ne disposait pas de forces suffisantes et que, d’autre part, le terrain offrait à l’adversaire de bonnes possibilités de s’y cacher.

Grâce à de minutieux préparatifs et à une conduite systématique du combat, la Division et parvenue à encercler des forces ennemies supérieures en terrain particulièrement difficile et à les détruire ou à les disperser.

Au cours de ces semaines de combats, officiers, sous-officiers et soldats ont fait preuve de l’ardeur au combat et se sont magnifiquement tenus.

J’ai le plaisir de noter dans le compte-rendu de la Division que le IIIème bataillon du régiment français 638 ainsi que le Bataillon de l’Est 604 combattant côte à côte avec leurs camarades allemands, se sont également distingués.

Si un anéantissement absolu des bandes n’a pas été possible, une dispersion des groupes ennemis a pu cependant être obtenue. On a fait un butin considérable et de nombreux cantonnements d’hiver ou blockhaus ont été détruits.

J’exprime ma reconnaissance particulière à la Division pour son commandement remarquable et l’exécution de l’opération et la prie de bien vouloir transmettre mes remerciements et ma reconnaissance à tous les officiers, sous-officiers et soldats qui y ont participé.
Le Commandant Général :
Von SCHENKENDORFF
General der Infanterie.

Un nouveau commandant est nommé en juin 1943 : Le Colonel Edgar Puaud (1889-1945, Croix de Fer de 1e et 2e classe, 44-45), ancien officier de la Légion Etrangère, qui est nommé général de brigade. Nous le retrouverons, encore, à la tête de la brigade française de Waffen-SS puis, plus tard, de la Division de Waffen-SS Charlemagne.

C’est en 1943 qu’interviendra une modification importante dans le statut de la LVF : Il y eut un premier drapeau remis à la LVF en 1941, mais il ne correspondait pas au cahier des charges d'un réel emblème militaire, étant donné qu'il s'agissait d'une association privée. Mais en février 43, la LVF devient d'Utilité Publique, avec un certains nombre d'adaptation au niveau des pensions diverses, de l'homologation des grades au niveau militaire, des décorations, etc. C'est donc un nouveau drapeau aux normes militaires qui est remis le 27 août 43, lors d'une cérémonie officielle aux Invalides, aux représentants de la LVF. Ce drapeau devait servir de référence aux drapeaux de la future armée française telle que l’état Français rêvait de la bâtir.

À partir de juillet 42 jusqu’en décembre 43, le 1er bataillon (commandant Lacroix, capitaine Poisson, commandant Simoni) est engagé à Borissov, Smolensk, Sitsch, Kotovo où 150 Légionnaires résistent à 1.000 partisans soviétiques le 22 mai 43, et a Murovo.

Le 2ème bataillon (commandant Tramu) sera constitué seulement en novembre 1943. Ses compagnies opèrent autour de Micheïkovo.
Le 3ème bataillon (Capitaine Demessine, commandant Pane) participe en juin 1943 à l'opération de Kolmi. Après de durs combats contre les partisans soviétiques dans la forêt de Briansk, le bataillon est envoyé dans la région de Mohilev pour combattre les partisans jusqu'en février 1944. C'est la que le commandant Pane, généralement considéré comme le meilleur officier de la LVF, trouve une mort singulière.

Ceux qui sont revenus vivants du front de l’Est se féliciteront tous de l'attitude des soldats allemands. Ecoutons-les :

"Un soldat allemand pèse 5 ou 6 russes. Les Soviétiques ne peuvent gagner que quand ils ont une énorme supériorité numérique"
François Gaucher, 30 mars 1944.

"Nous étions tous des camarades. Ceux qui étaient là vivaient et agissaient seulement en fonction de la vie et de l'action de leur unité. Un général de la Wehrmacht pouvait manger à côté d'un caporal la même ration qu'il a juste obtenue de la même Schwester avec le même sourire et le même "Bon appétit".
" Eric Labat dans "Les places étaient chères ", Paris, 1969.

OBERKOMMANDO DER WEHRMACHT
27 février 1944.
COMMUNIQUE
Dans les régions de l’arrière du secteur central, des troupes de sécurité opérant avec la Légion des Volontaires Français ont dispersé de fortes bandes bolcheviques, leur infligeant des pertes sanglantes et capturant un important butin.

Quarante trois camps de partisans, avec plus de mille blockhaus et des bases de ravitaillement ont été détruits.

A cette citation du communiqué s’ajoutent les félicitations du commandant en chef de la IVème Armée :

FELICITATIONS DU COMMANDANT EN CHEF
DE LA IVEME ARMEE
Je félicite le régiment français 638 et en particulier son chef éprouvé et chevaleresque, le colonel PUAUD, pour la citation dans le communiqué de la Wehrmacht de ce jour, par laquelle les actions de cette troupe courageuse, dans les durs combats des dernières semaines, ont trouvé une si juste appréciation.

En fidèle fraternité d’armes, toujours, dans la lutte pour la préservation de l’Europe et de sa culture, contre le bolchevisme asiatique.
Gotthard HEINRICI
Generaloberst.

Au printemps 1944, la rupture du front Est central fournira à la LVF l’occasion de confirmer que le courage, la bravoure, la gloire et l’abnégation du soldat français ont été une réalité, quel que fut l’uniforme, durant ces cinq années de guerre.

Le 22 juin 1944, le front allemand est terriblement affaibli par l'assaut de 196 divisions soviétiques. Tandis que la Wehrmacht retraite partout, un bataillon de LVF, formé en Kampfgruppe, est envoyé pour couper la route Moscou-Minsk devant Borrisov, près de la Beresina.
Commande par le commandant Bridoux, fils du ministre de guerre de Vichy, le Kampfgruppe se compose de 400 hommes, tous les vétérans. Mgr Mayol de Lupe, 71 ans, est avec eux !

Leurs positions sont équipées des mitrailleuses MG42, de canons anti-chars de 37 et de quelques rares chars Tigre.

À l'aube du 22 juin, l'Armée Rouge lance une importante offensive d'infanterie, soutenue par des chars. La bataille durera jusqu’à la nuit du 23. Les Soviétiques ne sont pas passes. Puis La LVF a retraité, à cours de munitions et risquant un débordement de part et d’autre, maintenant inévitable avant l’encerclement. 41 morts, 24 ont blessé mais, de l’autre côté, plusieurs centaines de morts et environ de 40 chars détruit. Cet acte de combat aurait certainement fait l’objet d’une citation, qui n’a pas été attribuée aussi du des préparatifs la mutation de la LVF dans la Waffen-SS.

Djukowo 1941-1942 et Bérésina 1942-1943, figureront seules sur le drapeau de la LVF, décoré par ailleurs de la Croix de Guerre Légionnaire avec trois citations.)

2 semaines plus tard, épuisés et mourants de faim, les survivants sont recueillis au camp de Greifenberg, en Poméranie, qui est le dépôt de la LVF. Les Légionnaires découvrent là leurs camarades volontaires français dans la Waffen-SS. C’est la fin de l'histoire de la LVF, tous les Légionnaires étant incorporés dans la brigade française de la Waffen-SS, seuls les officiers, de part leur état, auront éventuellement le choix.
Merci Daniel pour toutes ces precisions. As tu les dates de la duree du commandement a la LVF du commandant Bridoux ?!

Merci.
Bonjour Daniel,

Après cette brillante synthèse sur la LVF, puis je rectifier deux points:

1) Mgr. Mayol de Luppé n'est pas mort en 1975 mais en 1955 dans un couvent à Versailles.

2) Le colonel Labonne n'a pas commandé le RICM mais le 1° bataillon de ce régiment où il s'y distinguera notamment pendant les années 1917 et 1918 étant cité 6 fois dont deux fois à l'ordre de l'Armée...

Le RICM a aujourd'hui complétement occulté cet "officier" de son passé et aucun cadre de ce régiment ne connaît plus son histoire, ni pendant la première guerre et encore moins pendant la seconde guerre...

Cordialement.
Bonjour Charles,

Charles Delifox a écrit :
puis je rectifier deux points:

Vous ne pouvez pas, vous DEVEZ
Big Grin
C'est comme cela que l'on fait avancer le schmilblick !

Bien note vos precisions, merci et je vais corriger mon petit papier.
Pour Mgr. Mayol de Luppé, je viens de jeter un coup d'oeil sur ma source (Dominique Venner pour ce qui le concerne) et j'ai fait une bete faute de frappe... 75 au lieu de 55...

Mais pour le colonel Labonne, je n'etais pas au courant, merci.

@Tata : Je ne sais pas pour Bridoux mais vais essayer de me renseigner.

Bonjour Daniel,

Pour Labonne, il est vrai que les sources sont moins importantes que pour le général PUAUD.

Ce que je sais également, c'est que PUAUD est né à Paris en 1881, saint cyrien en 1901, sous lieutenant en 1903, sorti dans l'infanterie coloniale.

L'Afrique, le Maroc, officier de renseignement au début de la guerre de 14, puis il participe aux campagnes de 1917-1918 au sein du RICM.

Malheureusement, je n'ai pas connaissance de son parcours après 1942 et son retour de russie...

A t'il survécu à la fin de la guerre, a t'il été jugé et quand est il décédé?...

Si quelqu'un a des infos?

Cordialement.
En ce qui concerne le général PUAUD :
"Edgar Puaud est porté disparu le 05 mars 1945, vraisemblablement mort, soit des suites de ses blessures, soit à la suite d'un bombardement de l'artillerie soviétique sur la zone où il se situait. "
selon le site http://www.1939-45.org/bios/puaud.htm
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