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Version complète: Amalgames et légendes sur les panzers.
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Amalgames et légendes concernant les panzers.


Le rôle des schürzen.

Beaucoup d’ouvrages d’après guerre édités en Europe de l’ouest, Angleterre ou États-Unis décrivent les schürzen comme étant une protection contre les projectiles à charge creuse comme les PIAT ou les BAZOOKA mais ceci est faux. L’erreur vient de l’intelligence service qui voyait deux possibilités à l’utilisation de ces protections additionnelles, une protection contre les fusils antichars et une protection contre les charges creuses. Étant donné que les alliés à l’ouest n’utilisaient pas ce type de fusils, le choix s’est alors porté vers la deuxième solution. Mais dans tous les documents allemands faisant mention de l’instauration des schürzen, il est clairement stipulé que celles ci étaient destinées à offrire une protection latérale supplémentaire contre les tirs de fusils antichars russes. D’ailleurs les tests qui ont été effectués avec les schürzen n’ont été réalisés qu’avec ce type d’armes.


Le nom « HETZER »

Le nom « Hetzer » souvent attribué au jagdpanzer 38 n’a jamais été donné par les forces allemandes à ce tueur de char, ce nom devait être celui du E-10 qui avait des lignes assez proches sur certains points du jagdpanzer 38. L’amalgame fut fait par les équipes des usines Skoda qui étaient en charge de la production de ce modèle.


Le nom « BRUMMBÄR »

Ce nom de code pour le Sturmpanzer n’a jamais été officiellement attribué par le commandement allemand, il semblerait que l’erreur ai été faite par l’intelligence service après avoir interrogé un prisonnier qui aurait cité ce surnom donné à cet engin.


Le nom « KING TIGER » et « ROYAL TIGER »

Dans pratiquement tous les ouvrages traitant du tigre II, le nom Königstiger est attribué à celui ci sans avoir reçu cette désignation pour autant. L’erreur vient du « Reichministerium für Rüstung und Kriegsproduction” qui avait à tort mentionné ce nom sur un rapport de production, mais l’attribution des noms de code des chars dépendait exclusivement de la Waffenamt 6.
L’information captée par l’Intelligence Service, ceux ci ne connaissant pas les termes en vigueur dans l’armée allemande ont traduit Königstiger en King Tiger ou encore Royal Tiger. Le nombre important d’ouvrages consacrés à ce dernier à beaucoup joué dans la propagation de cette erreur.
Il y a peut-être une explication à ce nom donné, en effet la traduction correcte de Königstiger est en fait ce que l’on appelle ici le tigre du bengal, ce terme serait dans la lignée des pumas, panthers, et tigres. Mais là où l’Intelligence Service a commis sa nouvelle erreur c’est dans la traduction littérale du nom d’où Tigre Royal.


Les tourelles PORSCHE et HENSCHEL du Tigre II.

Une autre erreur typique faite à propos du Tigre II est la dénomination Porsche et Henschel pour qualifier les deux modèles de tourelles utilisées sur ce dernier. En effet, l’une comme l’autre ont été conçues et fabriquées par les usines Krupp et ni Porsche, ni Henschel n’ont participés à sa conception. La dénomination correcte serait donc « tourelle Krupp pour châssis Porsche » et « tourelle Krupp pour châssis Henschel ».


Changement de nom du Panzerjäger Tiger « Ferdinand » en « Elefant »

Malgré ce qu’on peut entendre sur ce changement de dénomination, celui ne s’est pas fait lors des modifications apportées au char entre janvier 1944 et mars 1944 dont l’ajout d’une mitrailleuse mais bien suivant une directive émanant directement du Führer datée du 29 novembre 1943 et dont découlent deux ordres formels du Waffenamt 6 en date du 1 février 1944 et du 27 février 1944. L’amalgame était facile vu que les dates coïncident plus ou moins.


Le Pz.Kpfw.IV F2 et le Pz.Fpfw.IV Ausf G.

Contrairement à ce qu’affirment bons nombres d’ouvrages le Panzer IV F2 et Ausf G sont en fait le même engin, l’amalgame vient de deux manuels d’époque reprenant le terme F2 car la dénomination Ausf G n’est apparue qu’après la publication, il est donc incorrecte de répertorier ces modèles comme étant différents.


Cette liste n’est bien entendu pas complète mais j’ai voulu ici reprendre les « légendes tenaces » les plus répandues dans les livres, dans le modélisme, et bien sûr sur les forums dédiés au sujet.
tres tres interessantCool

CapitaineBugelli

Si j'en connaisait certaine (vive bataille et blindée!!!) pour le KT tigre du bengale et le PZIV F2 =PZ4G je savait pas!(bien que pour les PZIV j'avais des soupcon grace au jeu combat mission et aussi au fait que tout les magazine que j'ai lut ne mentionne jamais le modele G!
Pour les schürzen, j'en suis très étonné... surtout que les fusils AT russes étaient déjà caduques avec des PzIV !!

Pourquoi introduire ce type de protection (1943 non ?) sur des blindés ne craignant quasiment rien avec des fusil AT ??

Citation :
Les Schürzen.

Avec l’apparition des armes antichars soviétiques tels que les PTRD et les PTRS de 14,5 mm qui étaient faciles à dissimulées et très efficaces contre les flancs et l’arrière des panzers même les panthers, la nécessité d’accroître le blindage latérale fut mis en avant. L’apparition des Schürtzen allait donner une bien meilleure protection contre les tirs ennemis, et pas seulement contre les obus à charges creuses comme il est trop souvent dit et à tort. Ces plaques additionnelles étaient habituellement de 8mm d’épaisseur et séparées les unes des autres pour pouvoir être remplacées plus facilement lorsqu’elles étaient endommagées ou perdues. La fixation était faite grâce des rails équipés de piques accrochés sur le char, sur lesquelles se fixaient les œilletons soudés au dos des schürzen. Parfois les schürzen étaient faites de grillage métallique mais la préférence resta pour les plaques pleines. Ce procédé fut essentiellement retrouvé sur les Panzers III ; IV ; Stug III ; IV ainsi que sur les panthers et les tigres I et II .


Les fusils AT russes continuaient d'être efficaces contre les flancs des panzers IV et même des panthers, c'est de face où le blindage de ceux ci rendait ces armes obsolètes. Les dommages causés aux panthers durant l'offensive sur Kursk par ce type d'arme en témoigne.

Nodh1

Citation :
Ces plaques additionnelles étaient habituellement de 8mm d’épaisseur et séparées les unes des autres pour pouvoir être remplacées plus facilement lorsqu’elles étaient endommagées ou perdues.

Qu'en était-il pour les performances de l'engin ?

Tiens bonne question je ne me la suis jamais posée, étant donné que les bouquins n'en font pas mention je pense que l'ajout de poids ne devait pas être assez excessif que pour réduire notablement les performances de celui ci. Je pense surtout aux panthers où les plaques de petites tailles ne devait pas poser de problème, mais il est vrai que sur le panzerIII ou IV ca devait faire son poids. Note que pour le zimmerit par exemple cela augmentait le poids de l'engin de presque 200 kilos sans poser de probleme, je pense qu'il en était plus ou moins le même pour les schürzen.
c'est evident que ca affectait et la vitesse et la consommation en carburant

hassel

je pensais que la difference entre le Tigre II porsche et Tigre II Henschel se situait au niveau de la tourelle et plus précisement du masque du canon.
Tout à fait, c'est à ça que l'on fait aisément la distinction, d'où l'amalagame parce que Krupp avait du adapter une tourelle pour le chassis Henschel et une pour le chassis Porsche.
Le Pz IV F2 n'a pas le même frein de bouche que le Pz IV G
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