08-02-2006, 11:22
Amalgames et légendes concernant les panzers.
Le rôle des schürzen.
Beaucoup d’ouvrages d’après guerre édités en Europe de l’ouest, Angleterre ou États-Unis décrivent les schürzen comme étant une protection contre les projectiles à charge creuse comme les PIAT ou les BAZOOKA mais ceci est faux. L’erreur vient de l’intelligence service qui voyait deux possibilités à l’utilisation de ces protections additionnelles, une protection contre les fusils antichars et une protection contre les charges creuses. Étant donné que les alliés à l’ouest n’utilisaient pas ce type de fusils, le choix s’est alors porté vers la deuxième solution. Mais dans tous les documents allemands faisant mention de l’instauration des schürzen, il est clairement stipulé que celles ci étaient destinées à offrire une protection latérale supplémentaire contre les tirs de fusils antichars russes. D’ailleurs les tests qui ont été effectués avec les schürzen n’ont été réalisés qu’avec ce type d’armes.
Le nom « HETZER »
Le nom « Hetzer » souvent attribué au jagdpanzer 38 n’a jamais été donné par les forces allemandes à ce tueur de char, ce nom devait être celui du E-10 qui avait des lignes assez proches sur certains points du jagdpanzer 38. L’amalgame fut fait par les équipes des usines Skoda qui étaient en charge de la production de ce modèle.
Le nom « BRUMMBÄR »
Ce nom de code pour le Sturmpanzer n’a jamais été officiellement attribué par le commandement allemand, il semblerait que l’erreur ai été faite par l’intelligence service après avoir interrogé un prisonnier qui aurait cité ce surnom donné à cet engin.
Le nom « KING TIGER » et « ROYAL TIGER »
Dans pratiquement tous les ouvrages traitant du tigre II, le nom Königstiger est attribué à celui ci sans avoir reçu cette désignation pour autant. L’erreur vient du « Reichministerium für Rüstung und Kriegsproduction” qui avait à tort mentionné ce nom sur un rapport de production, mais l’attribution des noms de code des chars dépendait exclusivement de la Waffenamt 6.
L’information captée par l’Intelligence Service, ceux ci ne connaissant pas les termes en vigueur dans l’armée allemande ont traduit Königstiger en King Tiger ou encore Royal Tiger. Le nombre important d’ouvrages consacrés à ce dernier à beaucoup joué dans la propagation de cette erreur.
Il y a peut-être une explication à ce nom donné, en effet la traduction correcte de Königstiger est en fait ce que l’on appelle ici le tigre du bengal, ce terme serait dans la lignée des pumas, panthers, et tigres. Mais là où l’Intelligence Service a commis sa nouvelle erreur c’est dans la traduction littérale du nom d’où Tigre Royal.
Les tourelles PORSCHE et HENSCHEL du Tigre II.
Une autre erreur typique faite à propos du Tigre II est la dénomination Porsche et Henschel pour qualifier les deux modèles de tourelles utilisées sur ce dernier. En effet, l’une comme l’autre ont été conçues et fabriquées par les usines Krupp et ni Porsche, ni Henschel n’ont participés à sa conception. La dénomination correcte serait donc « tourelle Krupp pour châssis Porsche » et « tourelle Krupp pour châssis Henschel ».
Changement de nom du Panzerjäger Tiger « Ferdinand » en « Elefant »
Malgré ce qu’on peut entendre sur ce changement de dénomination, celui ne s’est pas fait lors des modifications apportées au char entre janvier 1944 et mars 1944 dont l’ajout d’une mitrailleuse mais bien suivant une directive émanant directement du Führer datée du 29 novembre 1943 et dont découlent deux ordres formels du Waffenamt 6 en date du 1 février 1944 et du 27 février 1944. L’amalgame était facile vu que les dates coïncident plus ou moins.
Le Pz.Kpfw.IV F2 et le Pz.Fpfw.IV Ausf G.
Contrairement à ce qu’affirment bons nombres d’ouvrages le Panzer IV F2 et Ausf G sont en fait le même engin, l’amalgame vient de deux manuels d’époque reprenant le terme F2 car la dénomination Ausf G n’est apparue qu’après la publication, il est donc incorrecte de répertorier ces modèles comme étant différents.
Cette liste n’est bien entendu pas complète mais j’ai voulu ici reprendre les « légendes tenaces » les plus répandues dans les livres, dans le modélisme, et bien sûr sur les forums dédiés au sujet.
Le rôle des schürzen.
Beaucoup d’ouvrages d’après guerre édités en Europe de l’ouest, Angleterre ou États-Unis décrivent les schürzen comme étant une protection contre les projectiles à charge creuse comme les PIAT ou les BAZOOKA mais ceci est faux. L’erreur vient de l’intelligence service qui voyait deux possibilités à l’utilisation de ces protections additionnelles, une protection contre les fusils antichars et une protection contre les charges creuses. Étant donné que les alliés à l’ouest n’utilisaient pas ce type de fusils, le choix s’est alors porté vers la deuxième solution. Mais dans tous les documents allemands faisant mention de l’instauration des schürzen, il est clairement stipulé que celles ci étaient destinées à offrire une protection latérale supplémentaire contre les tirs de fusils antichars russes. D’ailleurs les tests qui ont été effectués avec les schürzen n’ont été réalisés qu’avec ce type d’armes.
Le nom « HETZER »
Le nom « Hetzer » souvent attribué au jagdpanzer 38 n’a jamais été donné par les forces allemandes à ce tueur de char, ce nom devait être celui du E-10 qui avait des lignes assez proches sur certains points du jagdpanzer 38. L’amalgame fut fait par les équipes des usines Skoda qui étaient en charge de la production de ce modèle.
Le nom « BRUMMBÄR »
Ce nom de code pour le Sturmpanzer n’a jamais été officiellement attribué par le commandement allemand, il semblerait que l’erreur ai été faite par l’intelligence service après avoir interrogé un prisonnier qui aurait cité ce surnom donné à cet engin.
Le nom « KING TIGER » et « ROYAL TIGER »
Dans pratiquement tous les ouvrages traitant du tigre II, le nom Königstiger est attribué à celui ci sans avoir reçu cette désignation pour autant. L’erreur vient du « Reichministerium für Rüstung und Kriegsproduction” qui avait à tort mentionné ce nom sur un rapport de production, mais l’attribution des noms de code des chars dépendait exclusivement de la Waffenamt 6.
L’information captée par l’Intelligence Service, ceux ci ne connaissant pas les termes en vigueur dans l’armée allemande ont traduit Königstiger en King Tiger ou encore Royal Tiger. Le nombre important d’ouvrages consacrés à ce dernier à beaucoup joué dans la propagation de cette erreur.
Il y a peut-être une explication à ce nom donné, en effet la traduction correcte de Königstiger est en fait ce que l’on appelle ici le tigre du bengal, ce terme serait dans la lignée des pumas, panthers, et tigres. Mais là où l’Intelligence Service a commis sa nouvelle erreur c’est dans la traduction littérale du nom d’où Tigre Royal.
Les tourelles PORSCHE et HENSCHEL du Tigre II.
Une autre erreur typique faite à propos du Tigre II est la dénomination Porsche et Henschel pour qualifier les deux modèles de tourelles utilisées sur ce dernier. En effet, l’une comme l’autre ont été conçues et fabriquées par les usines Krupp et ni Porsche, ni Henschel n’ont participés à sa conception. La dénomination correcte serait donc « tourelle Krupp pour châssis Porsche » et « tourelle Krupp pour châssis Henschel ».
Changement de nom du Panzerjäger Tiger « Ferdinand » en « Elefant »
Malgré ce qu’on peut entendre sur ce changement de dénomination, celui ne s’est pas fait lors des modifications apportées au char entre janvier 1944 et mars 1944 dont l’ajout d’une mitrailleuse mais bien suivant une directive émanant directement du Führer datée du 29 novembre 1943 et dont découlent deux ordres formels du Waffenamt 6 en date du 1 février 1944 et du 27 février 1944. L’amalgame était facile vu que les dates coïncident plus ou moins.
Le Pz.Kpfw.IV F2 et le Pz.Fpfw.IV Ausf G.
Contrairement à ce qu’affirment bons nombres d’ouvrages le Panzer IV F2 et Ausf G sont en fait le même engin, l’amalgame vient de deux manuels d’époque reprenant le terme F2 car la dénomination Ausf G n’est apparue qu’après la publication, il est donc incorrecte de répertorier ces modèles comme étant différents.
Cette liste n’est bien entendu pas complète mais j’ai voulu ici reprendre les « légendes tenaces » les plus répandues dans les livres, dans le modélisme, et bien sûr sur les forums dédiés au sujet.
